Elu de Faun, tu parles d’un titre ! Jamais je n’aurais cru pouvoir un jour en être affublé, moi qui était un modèle d’honnêteté et de désintéressement
Si, si, il faut me croire.
Ce soir, le secret est trop lourd, et la bière me rend bavard, mais ce serait trahir Faun que de me dévoiler, alors va pour ce parchemin.
Il y a quelques mois, j’étais encore un lettré. Je voulais comprendre pourquoi les habitants de ce monde s’agitent à la recherche de pouvoir, alors qu’ils ignorent la mort et qu’ils pourraient vivre heureux... pourquoi ils de dépensent à inventer le bien et le mal, l’ordre et le chaos, et tous les dieux... je voulais trouver la racine de la vérité et du mensonge.
C’est cette nuit là que je l’ai trouvée, cette même nuit ou Emma la douce devint Emma la démone, et ou le monastère fut dévasté.
J’avais marché depuis tôt le matin, et je jeûnais depuis quelques jours. Le soir, j’ai prié Furrinus de m’apporter un rève de vérité, avant de me coucher sur une pierre.
Faun vint à sa place, sous la forme d’un renard pâle, Je le reconnus sans peine.
Il me montra l’origine du monde, et je sus alors le pourquoi de la liberté et de la servitude, de la justice et du vol, et du silence de Furrinus.
«- Écoute ma voix, car aujourd'hui commence pour toi une nouvelle vie.
Un grand conflit s'annonce entre les dieux d'Odyssée et je t'ai choisi pour être mon champion.
Toi, l'errant, l'homme sans foi ni but, tu es désormais l'élu de Faun, dieu des voleurs.
Tu connais déjà mes préceptes, car c'est ta foi qui m'a attiré. »
- Faun, je sais ton pouvoir, je sais que tu fais et défait les fortunes, que tu es le vent qui souffle ou il veut, que sans toi et ton frère Azad, les hommes seraient à la merci des dieux ; mais pourquoi me choisir ? Je suis nul comme voleur, je me fous complètement des richesses, tu le sais bien !
- Tu sera le meilleur d’entre eux, tu en a toutes les qualités :
Tu es t‘es délivré de l’appétit de richesses, ainsi tu peux voler sans attachement.
Tu t’es délivré du bien et du mal, ainsi tu peux voler sans répulsion.
Tu cherches la vérité des apparences, quand je te l’accorderais, tu pourra voler sans illusion.
Une fois que tu sera sans attachement, sans répulsion, sans illusion, qui pourra t’empêcher d’accomplir ta mission ? Allez va , enrichis toi pour me servir et développes mon culte ! »
Je savais bien que ce sacré farceur ne m’avait pas tout dit, mais quand un dieu vous choisit, il est difficile de refuser, même poliment.