Du monde au balcon

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Jadwiga
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Du monde au balcon

Messagepar Jadwiga » 02 juin 2017, 23:14

C'était un jour plutôt normal pour les habitants de la Baie, chacun s'attelant à ses occupations. Rien vraiment n'aurait pu troubler cette journée trop ordinaire si ce n'est celle qui entra dans les murs de la cité blanche. La foule qui entre, la foule qui sort, rien de bien exceptionnel. Sauf qu'au milieu des badauds, les hommes d'ordinaire si distraits, soudain fixèrent leurs yeux sur une nouvelle venue.

Le sarouel qui venait à chaque pas se coller contre ses jambes était déchiré par endroits, couvert de boue, mais il ornait encore joliment le corps plantureux qui se déhanchait fièrement au milieu de la foule.

Elle était ronde, bien enrobée. Des fesses larges, un ventre un peu grassouillet qui ressortait du sarouel la serrant au-dessus des hanches. Son imposante poitrine était juste retenue par un corsage de tissu fin, lui aussi taché de boue. Son visage rond, noir, était illuminé par deux pupilles bleu clair, comme deux oasis au milieu de terres brûlées.

La Balamounienne regarda vers le ciel. Il n'y avait pas un nuage, pas une ombre pour troubler l'astre sacré.

Elle venait juste de rentrer dans l'enceinte de La Baie. Balançant de droite et de gauche son large fessier, elle souriait au tout venant, gloussant quand le chaland perdait son regard dans l'échancrure de son corsage, répondant d'un clin d'oeil entendu à celui qui reluquait son derrière.

Quand la mégère, d'un regard vicieux, la traita de putain, elle répondit d'un suave “ cocue “, avant d'exhiber ses dents blanches au milieu de son visage sombre.

Quelques sifflets retentirent, auxquels elle répondit d'un sourire taquin, d'une attitude de catin, d'une langue longue et rose qu'elle laissait glisser sur ses lèvres d'ébène.

Enivrée par l'attention qu'elle attirait, ignorant sciemment les quolibets des femmes jalouses, elle traversa la rue comme une reine, saluant chaque regard concupiscent par un sourire entendu, un mouvement de la main, ou de la hanche, tout juste perceptible, un soupir mimé, une invitation au plaisir.

C'était une fille de joie, aucun doute à cela.

Tout en avançant, dans la foule qui se mêlait, s'emmêlait, elle finit par disparaitre, laissant derrière elle quelques rombières soulagées de récupérer leurs maris, dont les pensées secrètes divaguaient, jusqu'au sommet des dunes du désert, pour y dénouer le sarouel de l'étrangère.

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