"La paix soit sur toi, voyageur !"

Forum En Jeu de la ville de Balamoun
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Salvatore
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"La paix soit sur toi, voyageur !"

Messagepar Salvatore » 09 déc. 2009, 19:22

"La paix soit sur toi !"

C'est ainsi qu'est accueilli le voyageur fourbu après de longues heures passées à traverser le désert. Le pied qui s'enfonce et le sable qui s'infiltre dans les bottes à chaque pas plus pesant que le précédent. Le vent qui vient fouetter à intervalles réguliers le visage laissé découvert par imprudence. Le soleil de plomb qui tape si fort que le ciel bleu azur, sans l'ombre d'un nuage à l'horizon, semble peser de tout son poids sur les épaules. Le camp nomade enfin, premier refuge dans cette terre hostile. Et derrière les remparts, la glorieuse cité de Balamoun, au centre de laquelle se dresse la Pyramide, à laquelle on prête tant de mythes et de légendes. À en croire les rumeurs les plus folles, les prêtres d'Hôrosis seraient parvenus à déjouer la mort. À en croire les plus inquiétantes, c'est la Mort qui se serait joué d'eux, infestant les profondeurs de l'édifice de créatures plus mortes que vivantes, mais non moins redoutables.

Dans la cité de Balamoun, en tous les cas, c'est bien la vie qui règne. À peine les murailles franchies, l'intense activité du caravansérail tranche avec la désolation du désert : des caravaniers qui préparent leurs chameaux à la prochaine virée dans les dunes, des marchands qui négocient le juste prix d'un tapis tressé à la main, un charmeur qui joue un air de flûte pour faire surgir d'un panier en osier un serpent de belle taille, une ribambelle de gamins qui viennent s'accrocher aux basques de l'étranger qui est pour eux promesse de richesses : tout ce petit monde évolue dans un va-et-vient incessant, sous le regard vigilant d'une patrouille de gardes, tout en témoignant d'une certaine nonchalance dans la cadence de la démarche, dans le rythme lancinant de la voix. La bienveillance de la population tranche sensiblement avec l'hostilité voilée des nomades des camps établis à quelque distance de la cité.


En contournant la Pyramide par le Nord, on arrive d'abord dans le quartier des artisans. On y trouve la taverne de Telka, bien sûr, dans laquelle les voyageurs harassés par leur voyage viennent se remettre de leur dure traversée en sirotant des breuvages onctueux, affalés sur des coussins moelleux, en se laissant gagner par la torpeur. Le quartier héberge également divers artisans, notamment une armurerie et un verrier. Une ou deux échoppes sont vacantes, attendant sans doute qu'un artisan venu prier au temple de Vanhédan tout proche aperçoive leur devanture, et décide de s'y installer pour faire profiter la cité de son art.

En traversant le quartier des artisans, on arrive dans le quartier riche de la ville. Celui-ci est notamment dominé par une tour qui héberge les mages du désert. Ses trois étages font pâle figure par rapport à la Pyramide qui domine la cité, mais elle en impose néanmoins, même par rapport aux riches demeures que l'on trouve dans le quartier, que les locaux appellent riads, érigées autour d'un jardin intérieur. Les riches habitants de Balamoun et les voyageurs fortunés qui en ont les moyens peuvent également aller se prélasser dans les Thermes, dont le tenancier, Dracus, est réputé pour ses massages qui feraient fondre le plus hargneux des Guerriers du Chaos.

En bordure de ce quartier riche et paisible, on retrouve de nouveau l'effervescence d'un quartier commerçant : si le caravansérail est le lieu où arrivent les caravanes qui commercent avec le monde extérieur, le souk est l'endroit où s'approvisionnent les habitants de la cité. On y trouve de tout : des étals avec de la nourriture à profusion, des marchands de vêtements traditionnels des nomades du désert, des bibelots à profusion. Ici, les marchandises sont typiques du mode de vie si particulier des nomades et des habitants de Balamoun, contrairement à ce qu'on peut trouver dans le quartier des artisans, plutôt destiné à contenter le voyageur qui désire s'équiper pour repartir à l'aventure. La foule est dense, et celui qui s'aventure dans les ruelles étroites de ce grand marché à ciel ouvert ferait bien de garder un œil sur sa bourse, tant il est difficile pour la garde d'assurer dans cette cohue une surveillance efficace, sans même parler de se lancer à la poursuite d'un voleur à la tire.

Si l'on parvient à traverser le souk, on arrive dans le quartier pauvre de Balamoun. Si dans le caravansérail, les gardes font parfois fuir un occasionnel mendiant, ici la pauvreté est bien palpable. Ceux qui vivent dans ces habitations de fortune, entassés les uns sur les autres, se sentent nargués par la splendeur de la Pyramide, qui trône derrière la caserne de la Garde de Balamoun, de l'autre côté du pont enjambant le Mnevis, ce fleuve qui permit à la cité de s'établir et de prospérer dans un environnement aussi hostile que le désert.

En longeant le fleuve, on débouche sur le port de Balamoun, dans lequel on aperçoit, lorsque la crue le permet, les mâts du fier navire de l'Invincible. Dans le cas contraire, ce sont des felouques qui naviguent sur ces eaux, leur fond plat leur permettant de circuler même lorsque de plus gros navires ne le peuvent plus. Les voyageurs sont moins nombreux dans cette partie de la ville ; on y trouve surtout d'ancien esclaves qui travaillent durement, mais avec la satisfaction d'être libre, et de pouvoir contempler, même si ce n'est qu'en rêve, l'idée de s'embarquer à bord d'une de ces felouques, et de descendre le Mnevis jusqu'à rejoindre l'océan.


En traversant le port, par le moyen d'une petite passerelle, on peut rejoindre le quartier des Ambassades. L'architecture y est si différente et si variée, qu'on aurait peine à se croire à Balamoun, ne serait-ce l'ombre de la Pyramide qui plane sur ce quartier comme sur tous les autres. Ceux qui ont décidé de s'y implanter, afin de concrétiser leur présence dans la cité, ont eu l'opportunité de donner à leur résidence le style de leur contrée d'origine.

Mais en quelques minutes à peine, on retrouve le caravansérail, et son atmosphère si particulière, ce mélange de sueur du voyageur après sa traversée du désert, de senteurs de denrées venues de tout le continent, de piquant d'herbes et d'épices particulièrement prisées dans la cuisine locale, de bouse de chameaux également, un mélange aussi hétéroclite que les gens qui le traversent en tous les sens.

Certains viennent ici pour espérer trouver dans la Pyramide les réponses à leurs questions ; encore faudrait-il que l'accès leur y soit autorisé, tant il est difficile de pénétrer dans la Cité Interdite. D'autres sont uniquement de passage, et repartent aussi vite qu'ils sont venus faire face aux multiples dangers que recèle le désert. D'autres enfin, séduits par les contrastes de cette cité marchande aux multiples visages, choisissent de s'y poser quelques temps, curieux de voir si malgré le soleil de plomb qui tape du lever au coucher, malgré le froid qui règne une fois la nuit tombée, malgré l'hostilité du désert qui encercle la ville, voir si malgré tout, la vie ici pourrait peut-être se révéler ici plus douce qu'ailleurs.



*** HJ ***
Matérialiser tous les habitants de Balamoun à l'aide de PNJ serait évidemment ingérable.
Cependant, dans les différents quartiers, il est possible à tout moment, par le biais d'un PPA, de s'adresser à un habitant de la cité, à un garde en patrouille, à un mendiant - bref, à quiconque serait susceptible de croiser votre chemin pendant votre séjour dans la cité. Prenez également cette population en compte lors de vos perso.parler : même si vous n'êtes que 2 PJ dans le Caravansérail, il y a de l'agitation autour, prenez-en compte lorsque vous jouez !

Pour plus de précisions sur ceci, et d'autres choses importantes à savoir lorsque vous venez à la Pyramide, consultez la charte en vigueur.
*** HJ ***

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