La Bibliothèque Sacrée

Parchemin

Quelques textes parlant de dieux et de religions sont ici rassemblés. Ils ont la plupart du temps été écrits par des élus, mais tous ceux qui veulent participer sont les bienvenus et peuvent envoyer des textes.


Remarque : ces textes datent de différentes époques, il ne faut donc pas se surprendre que les élus aient changé entre-temps.

Azad et Cosmologie, par Bilbo, Élu d'Azad

Ayant eu l'honneur d'avoir été choisi par Azad, le Dieu Errant, pour être son porte-parole en ces lieux, je me dois de le faire connaître. Pour cela, j'ai choisi de démontrer pour quelles raisons il est unique parmi le panthéon.

Azad est le dieu de la liberté et du chaos. Mais attention, pas du chaos comme on le connaît à la fournaise, le chaos destructeur. Le chaos d'Azad est l'inverse de l'ordre. Il est opposé à la discipline qui empêche les hommes d'être libres. Son but est simplement de permettre à chacun de prendre ses responsabilités et de les assumer au lieu de se cacher derrière la discipline, la loi ou des ordres quelconques. C'est seulement ainsi que l'on peut être vraiment libre, car l'on ne doit alors rien aux autres.

Ainsi, Azad ne donne aucune obligation ou contrainte, seulement un objectif : être libre et indépendant et aider les autres à le devenir, s'ils en sont capables. Ici se trouve la spécificité d'Azad : il propose le développement intérieur, un chemin que chacun doit parcourir seul, au lieu d'imposer une vision du monde et de pousser ses adeptes à modifier leur entourage pour qu'il leur ressemble. Il ne se sent donc pas concerné par le conflit qui oppose les dieux de la lumière et les dieux des ténèbres et n'y intervient que de temps à autre, tantôt dans un camp, tantôt dans l'autre, mais toujours pour servir ses buts particuliers. Cette position est également particulière dans le panthéon, car les autres dieux soit participent activement au conflit, comme Vénéra et Ananke, soit l'ignorent totalement, comme Furrinus par exemple.

Azad est donc un dieu différent de tous les autres, probablement parce qu'il ne vient pas de ce continent. En effet, il est apparu dans les grands déserts du continent d'Ichabald. C'est là, parmi les tribus nomades des seigneurs des sables, que ceux qui suivent ses préceptes sont les plus nombreux. C'est de là que je viens, moi qui eus l'honneur d'être désigné comme son représentant sur cette terre.

Bréviaire du jeune Sectaire d'Hôrosis, par Shanys

[Il y a de nombreuses façons de jouer un(e) Sectaire, tout en respectant le RP de la classe. Ceci n'est qu'un exemple, un exercice de style. Le texte de Shanys est sensé faire partie d'un manuscrit regroupant les opinions de divers Sectaires. Ces autres écrits n'existent pas, pour préserver la liberté de jeu de chacun.]

PARTIE IV. Le manuscrit de Shanys

A l'heure de son ordination, le jeune Sectaire entr'ouvre sans le savoir une porte derrière laquelle l'attend une tâche colossale et d'autant plus gratifiante. Tout à la joie de mettre sa foi au service de son Dieu, de son souverain, de sa cité et de ses concitoyens, le novice ne mesure pas forcément les difficultés à venir ni les moyens dont il dispose pour en venir à bout.

Et cependant, sans s'en rendre compte, il a déjà en main tous les outils nécessaires à l'accomplissement de ses devoirs. Par la grâce d'Hôrosis, louée soit sa sagesse, tout est déjà écrit en sublime simplicité et clarté. Le Sectaire doit :

- Accomplir diverses cérémonies pour le Dieu,
- Faire des recherches sur le passé de la Pyramide,
- Répandre la parole d'Hôrosis de par le continent,
- Veiller à la sécurité de Balamoun et des ses habitants, ainsi qu'au respect de sa culture.

Et il doit le faire en obéissant aux Commandements d'Hôrosis, qui sont :

- Agis toujours de manière responsable et sage.
- Respecte la Mort et fait la respecter, c'est la seule chose qui soit commune et égale pour tous.
- Ne porte pas de jugement sur ce que font les autres, le Bien et le Mal sont des notions relatives, seuls les dieux peuvent juger en toute équité.
- Aide la Pyramide à retrouver son ancienne gloire en assistant tous ceux qui y vivent.

De par ce qui précède, l'oeuvre du Sectaire consiste en une subtile alchimie entre le sacré et le profane, entre le divin et l'humain, en se servant de l'un pour sublimer l'autre. Parfait équilibre, totale symbiose. En un mot : harmonie.

Le choix d'un qualificatif artistique n'est pas le fruit d'une plumitive divagation, ni de la recherche d'un effet de manche creux et vaniteux.

Le Sectaire se doit d'être comme le peintre devant la toile vierge. En tête, l'enseignement du Maître et la pratique de l'art. En main, la palette des couleurs, et il n'est point besoin d'en avoir cent. Les trois couleurs primaires, le blanc. Ni plus, ni moins.

A partir de ce peu, l'artiste sait faire naître le bois, le métal, la chair, le verre, la pierre, l'étoffe, la plante, la lumière et l'ombre, le regard et l'émotion, qu'il restituera en une parfaite composition.

De même le Sectaire, à partir des simples Commandements d'Hôrosis et de la liste des tâches qu'il a à remplir, saura t-il composer une oeuvre qui servira tout à la fois son Dieu, Pharaon son souverain, et ses frères et soeurs du peuple de la Pyramide. Servir est bien la clé de tout. Servant, et non point servile, ce qui rend sa noblesse au serviteur, et il doit en être ainsi, en toute vérité et humilité.

Le jeune Sectaire se gardera de l'orgueil. Il progressera non pas par ambition, mais parce que meilleur il sera, mieux il servira. Il aura constamment à l'esprit l'Oeuvre Commune, s'intéressera aux talents des autres acteurs de la Pyramide, et veillera à ce que son travail complète et enrichisse le leur, au lieu de rivaliser stérilement. Il partagera, sous réserve du respect des lois et l'approbation de ses Maîtres, ce qu'il aura appris et réalisé. Il laissera témoignage de son travail.

Et ce disant, le novice n'oubliera jamais que d'aucuns, plus sages et avisés que lui, ont décrété que certains lieux et certains savoirs ne sont accessibles qu'aux seuls membres du clergé. En attendant de comprendre pourquoi, il mettra ses pas dans ceux de ses ainés. Prudence et silence seront ses alliés. Ses Maîtres sauront pour lui ce qui doit être dit et ce qui doit être celé.

Ainsi me sont apparues, par la prière et la méditation, les bases sur lesquelles j'ai commencé mon travail. Ces quelques lignes, et celles qui suivront, ne prétendent pas être exhaustives, ni contenir toutes les vérités. Elles peuvent être entachées d'erreurs dues à l'inexpérience. Nos faiblesses humaines nous font souffler par mégarde la plupart des flambeaux qu'Hôrosis nous tend pour nous guider sur notre route. Mais le chemin qui mène à la perfection est si étroit qu'une petite chandelle suffit parfois à l'éclairer…

…alors viendra la première difficulté du noviciat : par où commencer ?

Le soir de son ordination, le jeune novice sera bien inspiré de choisir une haute terrasse, de laquelle son regard embrassera toute la ville, et de méditer dans la fraîcheur vespérale.

Les Commandements d'Hôrosis et la liste des tâches qu'il a à accomplir ne sont que les bornes du chemin. Il a toute liberté, à l'intérieur de ces limites, d'oeuvrer. Il faut avoir conscience que tout, ou presque tout, reste à faire.

La Pyramide émerge à peine d'un abandon de nombreux siècles. Un tel sommeil ne se chasse pas aisément. Autour de l'édifice sacré s'est bâtie une ville, dont il faut faire prospérer la culture, tout en tâchant de tirer de l'oubli l'obscure culture des Anciens. C'est une renaissance. Que le novice ne compte que sur lui-même, et ne soit pas surpris d'entendre jérémiades et railleries venant d'esprits forts qui parcourent les rues en se pinçant le nez, bien qu'ils aient choisi de s'établir là, et que personne ne les y retienne.

Il ne s'arrêtera pas non plus à la condescendance des visiteurs. Ils ont contemplé ailleurs des choses plus glorieuses et trouvent pathétiques les progrès timides qui sont les nôtres. Ils n'ont ni la patience, ni l'humilité que le Désert nous apprend. Ils ne sont pas du Sable. La plupart d'entre eux ne comprennent rien à Balamoun. Ils sont comme l'idiot qui se penche sur un puits, voit le reflet des pierres sur l'onde, et en déduit que le puits est à sec. La patience est une vertu indispensable, et tout particulièrement quand les étrangers s'inventent à propos du travail des prêtres d'Hôrosis un savoir qu'ils n'ont pas et débitent une litanie d'âneries.

Aussi faut-il prendre sur soi, garder à l'esprit que notre cité est réputée pour sa tolérance. Ceci explique d'ailleurs cela. Les fâcheux font les fâcheux chez nous parce qu'ils y trouvent la liberté de le faire. Ailleurs, ils ont la prudence de se taire, sachant ce qui peut leur en coûter de faire les coqs. Nous qui savons qu'ils comparaitrons devant le Dieu dépouillés de tout ce qui avait pu faire leur fierté et leur pouvoir, soyons indulgents.

Toi, le novice qui me lit, chasses de ton esprit toutes ces futilités. De ta terrasse, dans la pénombre du soir, écoutes le vent qui t'apporte les fragrances poivrées du Désert Eternel et les notes de musique de celui qui joue du rebec pour son amoureuse. Sens dans ton ventre le coeur de Balamoun qui bat.

Apprends à voir ! Cette lueur tremblotante, c'est le feu que la mère active pour le souper. Autour, il y a le père et sa fatigue d'un jour de labeur, et les enfants qui regardent les flammes, et la promesse du conte du Pêcheur et de l'Effrit qu'on leur racontera s'ils sont sages.

Ce trait de fumée au dessus du caravansérail, ce sont les houkas des nomades qui attendent en silence le verdict du plus ancien d'entre eux, à qui ils ont confié l'arbitrage d'un litige. Lui prends son temps. Sa peau est tannée et recuite comme le pain. Ses yeux sont deux diamants dans un visage de cire. Il a vu se lever des milliers de soleils.

Cet éclat de voix lointain, c'est la femme qui houspille son époux. Le sable et la poussière entrent et s'insinuent partout. La porte va t-elle se fermer toute seule ? Là encore, ces deux silhouettes furtives qui marchent. Lui prend une voix grave, rassurante, murmure des mots doux, pose une main sur sa taille. Elle, se dérobe pour le plaisir de le voir essayer encore, secoue ses longs cheveux en faisant non de la tête, mais lui coule de biais de petits regards et sourires encourageants. Ils vont s'aimer cette nuit dans l'ombre complice.

Mais suis-je sûre d'avoir bien vu ? N'était ce pas plutôt deux marchands, dont l'un presse l'autre de régler une dette ? Ou deux détrousseurs complotant un mauvais coup ? Je ne sais plus. La ville m'envoie un million de voix, un million de bruits, un million d'odeurs. Ce vénérable vin qui me tourne la tête abat mes défenses et tout Balamoun maintenant y tourbillonne, enivrante, palpitante de vie, prête à se livrer comme une amante qui attend juste qu'on s'intéresse à elle, et qu'on l'aime.

Elle est là, étendue devant moi, nonchalante. Ses grands yeux noirs sont soulignés d'un trait de khôl. Les paumes de ses mains sont marquées d'arabesques. Ses hanches sont pleines comme les dunes. Des bracelets brillent au dessus de ses petits pieds nus. A moins que ce soit mon amante, tout près de moi, qui sourit de ma légère ivresse. Qu'importe. En aimant l'une, j'aimerai l'autre, et les servirai toutes deux.

Toi qui me lis, tout est là : aimer pour servir. Le Mnevis coule paisible. Le blé lève dans l'échiquier délicat des parcelles. Les voix des ancêtres somnolent dans la bibliothèque et n'attendent que toi pour les écouter. Tout ton travail est un acte d'amour pour ta Terre et ceux qui y vivent…

Duel au temple de Kaïn, par Gluk et Zorïn

(Par Gluk, le 01 Novembre 2004)

Comme beaucoup le savent, la spiritualité de Gluk s'oriente énormément vers Vanedhan, cela en devient presque sa vie, mais il prie aussi Kaïn, car il a conscience que le commerce et l'art se doivent d'être défendus par les armes, sans quoi, il ne seraient que greniers exposés aux pilleurs.

Un nain du nom de Zorîn le savait particulièrement car il partageait le même type de religion.
Mais lui, il voulait par dessous-tout devenir un vrai guerrier, et par n'importe lequel, un prêtre de Kaïn.
Pour attirer le regard de cette divinité, il choisi donc de défier Gluk en duel et dans le temple de Kaïn, signe supplémentaire d'allégeance à son Dieu.

L'artisan avait accepté, et le lendemain matin, tous deux entrèrent dans le temple.
Quelques longues minutes plus tard, Gluk sorti, seul…

L'artisan fait place au guerrier : Duel sur le chantier.

Après de long mois de travail, dont j'ai déjà parlé, mon ami Zorïn est revenu me voir.
Il avait tout notre matériel pour l'exploration, il arborait toujours fièrement l'armure que je lui avais offerte ainsi que la hache que je lui avais prêté.
Il voulait un duel dans l'antre de Kaïn, et un refus de ma part aurait été une insulte.
Quitte à se battre, donc, j'ai préféré accepter.

Au matin, nous voici tous deux au temple.
Je suis à 10 mètres de lui, arc tendu bandé…
J'attends sa course, j'ai choisi d'utiliser la même technique que contre Cabirus à une variante près…j'espère qu'elle me donnera la victoire!

Zorïn pousse un cri de guerre qui sera bientôt célèbre:

“Par Kaïn, mon honneur, et sa Gloire.”

Le nain part, et directement, je vise un genou… sous la douleur il ralentit, et moi, je retire au même endroit.
Quand il est retouché, il croise mon regard…il à compris ce que je veux faire, alors il repart.
Le temps pour moi de tirer une troisième fois, dans l'épaule…
Il ralentit encore, mais je n'ai pas le temps de bien viser ma quatrième flèche…je le touche plus par chance qu'autre chose…et cela le déstabilise.

Il frappe mal, tant mieux, je fais un tour sur moi même pendant lequel je lance mon arc au sol, je pensais finir à la main ce combat…
J'espère qu'il ne se reprendra pas trop vite…
Mais je me trompe, les nains sont d'étonnants guerriers!

Zorïn est conscient de son avantage et frappe à nouveau.
J'utilise tout ce que je connais pour éviter le tranchant, et à deux reprises, le plat de la hache me heurte violemment: une fois à l'épaule, l'autre au foie.

Je recule…j'attends mon instant.
Le nain brandit sa hache, et je sens mon avantage arriver:
j'agrippe le manche de l'arme quand il arrive vers moi, et je le tiens très fort, tenant le nain trop loin pour craindre ses coups de pied, et voila l'un des avantages des humains, lui n'est pas à l'abri de mes coups, en particulier du violent coup dans l'estomac qui le projette au sol en lâchant sa hache.

A le voir ainsi, je sais que je peux gagner avec classe, et je décide de le faire, je lui lance sa hache et je récupère mon arc tandis que le nain se relève difficilement.

Il refuse d'arrêter le combat qu'il a déjà perdu, il met en avant son honneur…je lui dois bien la fin du duel…ne serait-ce que pour son courage.

Il s'approche de moi, voulant courir, et je tire ma 5ième flèche…il s'effondre au sol.

Je ne peux le laisser là, je le soigne donc.
Quand il rouvre les yeux, je fais un rapide prière à Kaïn, et je me retire après une révérence devant l'autel.

Mon devoir d'artisan m'appelle encore.

(Suite par Zorïn, le 01 Novembre 2004)

Une fois le combat terminé, Zorïn, encore en vie grâce au soin de Gluk se relève péniblement et titube jusqu'à la porte du temple afin de pouvoir aller sur la place.
Il crache encore beaucoup de sang, et ses blessures sont encore très importantes. L'une des flèches de l'artisan est en effet passé très près de l'artère lorsque celle-ci s'est logée dans son épaule.

Le nain aperçoit alors Gluk retourné près du pont, et il entreprend alors de parvenir jusqu'à lui, en rampant, pour le remercier de lui avoir offert ce combat.
Toute les personnes se situant sur la place peuvent donc le voir ainsi, en train de traverser le fort tel un martyre.

Pourtant, celui-ci reste silencieux, contenant noblement sa douleur, et lorsqu'il s'effondre au beau milieu de la place, tous semble indiquer qu'il va périr là, mais non, il se relève, l'air plus déterminé que jamais, serrant les dents et marmonnant des mots presque inaudibles.

Certaines personnes, les plus proches de lui peuvent entendre cependant:
“Kaïn, tu me donnes peut-être la force et le courage de combattre pendant la bataille, mais aussi avant et après.
Je ne périrais pas sur cette place. Ce n'est pas une mort digne d'un guerrier”

Puis il continue son chemin jusqu'à arriver aux cotés de l'artisan.

Furrinus, le Premier Dieu, par Taleara, Moine de Furrinus

Au Commencement, il n'y avait que Furrinus, le Premier Dieu, les hommes, ses fidèles, et la Vérité Absolue.

La Vérité était comme une lumière et, comme les yeux des humains ne sont pas assez forts pour supporter directement sa vue, Furrinus la réfléchissait comme un miroir pour atténuer sa violence.

Malheureusement, un miroir a toujours deux faces : une qui réfléchit la lumière et une qui l'absorbe. À cause de cela, Furrinus est nommé le Dieu de la Vérité et des Mystères.

Au fil du temps, la tension entre les deux côtés du miroir crût jusqu'au point de rupture : le miroir se brisa et de ses fragments naquirent tous les dieux actuels : chacun ayant une face lumineuse et une face obscure.

N'étant que fragment, aucun de ces nouveaux dieux ne connaissait la Vérité Absolue en son entier et cela engendra de violents conflits lorsque certains dieux décidèrent qu'ils détenaient la Vérité alors que les autres essayaient de tromper les hommes.

Il reste heureusement des fidèles de Furrinus, qui tentent par tous les moyens de retrouver la Vérité Absolue en voulant concilier les différents dieux. Mais avant d'y arriver, ils doivent accumuler les connaissances théologiques de manière à avoir une vue, partielle forcément, de l'ensemble qu'ils ont à reconstituer.

Manuscrit trouvé un soir d’hiver dans la taverne de la Baie par l'Élu de Faun

Élu de Faun, tu parles d’un titre ! Jamais je n’aurais cru pouvoir un jour en être affublé, moi qui était un modèle d’honnêteté et de désintéressement.
Si, si, il faut me croire.

Ce soir, le secret est trop lourd, et la bière me rend bavard, mais ce serait trahir Faun que de me dévoiler, alors va pour ce parchemin.
Il y a quelques mois, j’étais encore un lettré. Je voulais comprendre pourquoi les habitants de ce monde s’agitent à la recherche de pouvoir, alors qu’ils ignorent la mort et qu’ils pourraient vivre heureux… pourquoi ils se dépensent à inventer le bien et le mal, l’ordre et le chaos, et tous les dieux… je voulais trouver la racine de la vérité et du mensonge.

C’est cette nuit-là que je l’ai trouvée, cette même nuit où Emma la douce devint Emma la démone, et ou le monastère fut dévasté. J’avais marché depuis tôt le matin, et je jeûnais depuis quelques jours. Le soir, j’ai prié Furrinus de m’apporter un rève de vérité, avant de me coucher sur une pierre. Faun vint à sa place, sous la forme d’un renard pâle, Je le reconnus sans peine. Il me montra l’origine du monde, et je sus alors le pourquoi de la liberté et de la servitude, de la justice et du vol, et du silence de Furrinus :

- “ Écoute ma voix, car aujourd'hui commence pour toi une nouvelle vie. Un grand conflit s'annonce entre les dieux d'Odyssée et je t'ai choisi pour être mon champion. Toi, l'errant, l'homme sans foi ni but, tu es désormais l'élu de Faun, dieu des voleurs. Tu connais déjà mes préceptes, car c'est ta foi qui m'a attiré.

- Faun, je sais ton pouvoir, je sais que tu fais et défais les fortunes, que tu es le vent qui souffle où il veut, que sans toi et ton frère Azad, les hommes seraient à la merci des dieux, mais pourquoi me choisir? Je suis nul comme voleur, je me fous complètement des richesses, tu le sais bien !

- Tu sera le meilleur d’entre eux, tu en as toutes les qualités :
Tu t'es délivré de l’appétit des richesses, ainsi tu peux voler sans attachement.
Tu t'es délivré du bien et du mal, ainsi tu peux voler sans répulsion.
Tu cherches la vérité des apparences et quand je te l’accorderai, tu pourras voler sans illusion.
Une fois que tu sera sans attachement, sans répulsion et sans illusion, qui pourra t'empêcher d’accomplir ta mission? Allez, va, enrichis-toi pour me servir et développes mon culte ! ”

Je savais bien que ce sacré farceur ne m’avait pas tout dit, mais quand un dieu vous choisit, il est difficile de refuser, même poliment.

Mon Choix par Kayle, Élu de Shain

La pleine lune brille sur la baie, ses rayons argentés caressent avec la douceur d'une amante les hautes tours de la citée. Une brume épaisse et poisseuse montée de l'océan enrobe les vieux bâtiments et les quelques badauds qui errent encore dans les sombres ruelles de l'antique citadelle. Quelques rats aux mouvements furtifs courent le long des quais à la recherche de leur pitance.

Soudainement, alertés par un bruit proche, les rongeurs plongent à l'abri derrière les caisses empilées sur le débarcadère. Précédée par le bruit de ses pas, une silhouette surgit de la brume. Avançant de la démarche souple et féline du guerrier accompli, le jeune demi-elfe semble plongé dans ses pensées. Revêtu d'une lourde armure noire, portant un fléau au côté, son allure martiale dément la finesse de ses traits. Son poing droit serre convulsivement un médaillon aux armes de Vénéra, la puissante déesse de la justice.

Parvenu devant une massive bâtisse, il sort une clef d'une petite bourse, l'engage dans la serrure et franchit la porte d'entrée. La pièce dans laquelle il pénètre est meublée avec goût. Une table de chêne en son centre, un âtre dans lequel achève de mourir un feu et quelques tapisseries aux murs complètent le décor. D'un mouvement vif le guerrier jette sur la table le pendentif et se met à tourner en rond, tel un fauve en cage, ses traits crispés et la flamme tapit dans son regard dénotent une intense colère.

- “Comment osent-ils ! J'ai toujours servi le temple avec fidélité ! Me blâmer ! Moi !”

Brusquement, le poing ganté d'acier du demi-elfe s'abat avec force sur la table massive, laissant une marque profonde dans le bois durci. Il se saisit du médaillon et le lance d'un geste rageur dans le feu.

- “Cette déesse est faible et impotente ! Tout comme ses serviteurs, elle est aveuglée par une justice faite par les hommes, pour les hommes, et par conséquent sujette aux défauts et à l'imperfection des mortels !”

Levant les mains au ciel, l'homme s'exclame d'une voix furieuse :

- “Je te renie Vénéra, déesse aveugle ! Désormais, je suivrai ma propre voie, tu ne représente plus rien à mes yeux si ce n'est l'incarnation des faiblesses humaines ! ”

A ce moment, une colonne de flammes rougeoyantes s'élève du foyer et, en son coeur, il se forme une vision de cauchemar : un guerrier de haute taille dont le crâne nu est entouré d'un halo de flammes et de ténèbres. Saisissant son arme, le jeune homme se jette sur le démon flamboyant et lui assène un terrible coup. Mais l'arme ne fait que passer au travers des flammes sans causer la moindre blessure à l'entité. Celle-ci éclate d'un rire macabre, puis s'adresse au guerrier abasourdi d'une voix sépulcrale.

- “Je ne suis pas ton ennemi Kayle, bien au contraire je vais t'offrir ce que tu désires. Je ferai grandir la rage qui t'anime, je la nourrirai et je ferai de toi mon poing sur cette terre. En mon nom, tu anéantiras les agents du mal qui rongent ce monde petit à petit. Acceptes de me servir et suit ma voie ! Pour toi, elle sera pavée de sang et de flammes ! Je t'ai choisi, rejoins-moi.”

Fasciné, Kayle tombe à genoux. Son esprit, envahi par la présence et la puissance de l'immortel, est plongé dans un abîme infini, celui de l'essence même du dieu de la Rédemption. Une éternité de colère et un insondable désir de vengeance l'envahissent. Une fois cette vague de haine brute passée, un nom demeure, celui du Seigneur de la purification, Shaïn. Lentement, le visage de Kayle se lève vers le rictus morbide de la divinité. Humide de sueur, la bouche crispée dans un rictus sauvage, le demi-elfe murmure d'une voix rauque :

- “Qu'il en soit ainsi ! Pour toi je lèverai une armée de sombres guerriers, et nous exterminerons les larves vouées au mal qui grouillent sur ce monde. La colère de Shaïn fera trembler cette terre.”

Poèmes et prières à Vénéra par Héméra, Prêtresse du Temple

Dans les plaines hurlantes et saccagées
Les lys flétries et les arbres calcinées
Pauvres demeures des frères tombés
Dont les esprits se torturent à jamais

Ici, loin de toute vie, de toute gaieté
reviennent les souvenirs d'un massacre
ils sont tous morts et à nos pieds
réside la beauté d'un zénith âcre

L'histoire nous apprend chaque jour
Que derrière chaque bataille il renait
l'espoir qui dans nos coeurs battait
et qui vivra comme Vénéra, pour toujours.

Vénéra

Le vent souffle sur la plaine
Il a emporté les armes
Le souffre a laissé place au pollen
Mais rôdent les cris du vacarme

Sous mes pieds le sol se dérobe
Je le sens couler sous mes sandales
C'est le sang chaud comme une étole
Que porte l'herbe après la bataille

C'était pour pas que je m'endorme
Sous la chaleur de quelques larmes
Mais pour que jamais ne s'envole
Ma colère, ma foi, mes armes

Craignez Venera en colère
Qui viendra hanter vos tombeaux
Pour protester contre les guerres
Et Ses enfants tombés trop tôt

Aujourd'hui, c'est plus votre problème
Aujourd'hui, votre lutte devient mienne
Ce n’est plus la Templière Khanie
Mais d'autres noms qui sonnent l'hallali

Le vent a soufflé sur la haine
Il a emporté les larmes
Et la souffrance sur d'autres plaines
Malgré les cris, ils ne désarment

Prières, par Azelun d'Aexarn, Élu de Shanya

Verset I

Céleste Dame des Nuées
Acceptez prières invoquées
Par ces quelques vers partagés
Réconfort je souhaite retrouver

Aucune supplique cependant
De ménestrel fervent
Juste partage de moment
Sombre Dame de vénusté

A choisi de me quitter
Et nos destins séparés
Témoin du mariage en comté
Vous avez béni les mariés

Montrant alors votre existence
A troubadour sans espérance…

Verset II

Céleste inspiratrice
Des muses libératrices
Des vers, Impératrice
Aux paroles salvatrices

C’est funeste destin
Que vivront jours prochains
L’Obscurité revient
Et je ne pourrai rien

Etats d’âmes nécessaires
De dévoué trouvère
A exprimer ses vers

Aucune poésie
Pas de beauté choisie
Pour mort sans frénésie

Elle frôla la lumière
Découvrit être cher
Dépérit en sa chair
Mortelle tempête la perd

Pardon pour tristes faits
Qui oublie la beauté Mais recherche un instant
Retrouver Belle d’antan…

Verset III - en quittant BrumeVent par la route d'Orlanh

Une légère caresse
Donnée avec paresse
Pour cette dernière messe

Que m'offre l'astre solaire s'endormant au loin

Un coeur plein d'allégresse
Âme emplie de sagesse
Je m'en vais sans vitesse

Regardant dernièrement beffroi du châtelain

Mon âme sait que je laisse
Cette pauvre comtesse
De nouveau en tristesse

Restant forte et disponible malgré son chagrin

Que ce chagrin me blesse
Mais d'inspiration naisse
Et que me gagne l'ivresse

De comparer en son honneur vers et quatrains

Une légère caresse
Loin de cette liesse
Mais gardant hardiesse

Verset IV - restauration de la Harpe

Je pus composer au sein de cet atelier
Une prière pour toi afin d'honorer
Tant de beauté sur ces instruments meurtriers
Je pus désenchaîner une joie refoulée
Lorsqu'il se mit en devoir de m'accompagner
Sur la restauration de la Harpe abîmée

Donne moi l'inspiration
Pour agir de belle façon
Que mes gestes accomplis
Composent belles poésies

Il fut sûrement rapporté
Qu'un jour il rencontrerait
Celui qui lui permettrait
De la faire ressusciter

Que chacun des coups rythmés
Lui redonne vitalité
Que de son coeur abîmé
Renaisse tonalité

Verset V - Mort des Larmes

Elle était allongée sur des dalles assombries
De son triste corps ne montait aucune vie

Etait-elle endormie?
Etait-elle affaiblie?

Que quelques airs cristallins d'une harpe de nuit
Suffit à la ramener des limbes de minuit

Ai-je alors bien agit?
De lui offrir un répit?

Sinistre destinée déclenche horribles cris
Et ils la prirent pour lui prendre son essence de vie

Aucune poésie
Et sa beauté finie

“les Larmes” fut portée sur l'autel des sacrifices
Et il ne put rien à l'emmener loin d'ici

Verset VI - Un moment de quiétude

[sur l'air de Simon and Garfunkel, sound of silence]

Sur les pentes des montagnes
Une envie de chanter me gagne
Quelques vers pour ces beaux paysages
Quelques notes pour ces roches sans âges
Et au sommet, somptueux
Paradis ou merveilleux

C'est un moment de quiétude
Un monastère aux murs blanchis
Crevant l'azur d'un ciel bleui
Une issue gardée par moine zélé
Un ménestrel attendant de pouvoir rentrer

Et une Harpe, cristalline
D'inspiration, divine
C'est un moment de quiétude
Dans ce sanctuaire d'Ether
Furrinus accueille trouvère

Disciple de Shanya la belle
Muses des bardes et ménestrelles
Et de savoir, dispensé
D'une sagesse recouvrée
C'est un moment de quiétude

Verset VII - réponse de la déesse

N'aurait-ce été qu'un hasard que d'être présent
En ce jour, au sein du sanctuaire de BrumeVent?

Bénédiction en chapelle
Inspiration éternelle
Apparition dans le ciel
Récompensant ménestrel

Mais de son vol gracieux prouva son existence
A ses yeux ébahis requérant sa présence

Verset VIII - acrostiche

Une simple envie de me rapprocher d'une déesse
Qui m'offre le moyen de chanter allégresse
D'exprimer les passions avec mots de finesse
Pour que chaque moment d'écriture soit une messe

Suffirait-il alors de composer quelques vers
Hâtivement sortis de l'esprit d'un trouvère ?
Acceptera-t-elle de tourner céleste regard
Nimbé de lumière vers conteur aux yeux hagards ?
Y aurait-il alors espoir d'émouvoir son coeur
Avec quelques fugitives pensées d'un rêveur ?…

Une simple envie de retrouver cette caresse
Que m'offre son éphémère message d'ivresse
Un signe délicieux emplit de finesse
Ramène volage esprit en voie de sagesse…

Verset IX - ténèbres

En profondeur de la terre
Aucune oreille pour trouvère
Juste quelques compagnons
Appréhendant les tréfonds
Profitant d'un lugubre moment, assis
Au sein de ces couloirs de cadavres envahis
Quelques instants de paix pour écrire mots choisis
Pour une déesse éloignée de ces vers, on prie…

En profondeur de la terre
De ce souterrain cimetière
Dans un plus grand abandon
La plus simple dévotion
La beauté s'est éteinte au seuil des profondeurs

Loin des monts et vaux merveilleux enchanteurs
Loin des oeuvres naturels et de créateurs
Restant seul avec une richesse aux milles splendeurs
En profondeurs de la terre
Les coeurs et âmes retrouvèrent

Une beauté sans concession
Affichant leur cohésion…
Chacun brille de poésie,
Cherchant encore à l'exprimer
Des charmes offert par la vie
Ignare des voies inspirées…

Verset X - appel à Feu l'Elu de Shanya

Humble conteur, troublé par son apparition
Charmé par ses galbes, il offrit génuflexions.
Resplendissante, elle apportait bénédiction
A force et beauté unies dans la perfection…

Que l'instant de poésie
De musique et pensée
Sache un instant ramener
L'Elu qui sera séduit…

Verset XI - Veillée

Il trouva ainsi un lieu tranquille, il s'assit sur un rocher, sorti sa compagne, la Harpe et se mit à jouer un air progressif, qui montait, qui voulait s'élever vers les cieux, qui voulait rejoindre les hautes sphères…
[Air de El Condor Passa]

Sous un plafond d'étoiles et de lumières
Sous l'éther

En hiver
Au sein du monastère, austère
Écoute les paroles de ton trouvère
Chantées claires
Saint' prière
Au sein du monastère, ouvert

Déesse de muse de poésie
Entends-moi
Par ma voix
Shanya superbe, sublime égérie
Prends de moi
Ces vers là

Juste un instant
Au grès du vent
Quitte les chansons de ton univers
Pour nos sphères
D'âmes légères
Au sein du monastère, Prières

Autour des flammes dansantes s'élevèrent
Mes prières
Ma bannière
Au sein du monastère, des Pères

Fidèle à la beauté de ta vie
Laisses moi
Chanter pour toi
Shanya du monde affranchi
Libère-moi
Exalte-moi
De mes tourments,
Délivrant…..

La mélodie continua sans parole accompagnée de la Harpe, il était différent, il était redevenu lui même et il le faisait partager, aux hommes, à la Terre, aux dieux…

Verset XII - Appel à Shanya pour Gerald

Ô Alizés lointaines tournoyantes en castel
Disputant le comté de ses blanches nuées…
Venez à moi transportant paroles fidèles
Ramener la clameur d'un ménestrel inquiet

S*aura-t-elle encourager
Hardiment, pour guerroyer,
Auteur de prière chanter
Ne pourra-t-elle demander
Y prier celui visé
A bénir nos bras armées

Ô Alizés endiablées, soyez messagers
De cette prière chantée au grès des Nuées
Emportez l'écho de cette requête contée
Pour aider compagnie de ménestrel inquiet

Grand chevalier du comté
Ecoute les paroles priées
Regarde vers barde troublé
Apporte courage, fierté
Lance félicité
Dispense ta témérité

Ô Alizés envoyez, en héraut apportez
Cette prière pour déesse influencée
Celui qui des Nuées apportera bienfait
Noble dieu, apporte soutien à barde Inquiet…

En des moments où les mots ne suffisent plus, qu'il faille agir manu militari, la douceur d'une déesse peut peut-être interférer auprès des hommes d'armes.

Verset XIII - Remerciement à la flamme d'un cierge

Lorsque les frimas du désespoir vinrent toucher
Les affres de mon âme blessée et torturée,
Une lueur lointaine vint brûler et briller
Pour commencer à faire fondre la torpeur glacée.

Petite flamme dansante
Au firmament de l'Azur
D'ondulations provocantes
Et de fougueux gestes purs

Lorsque les frimas ténébreux vinrent empêcher
Tout retour vers un semblant de réalité,
Son Azur violacé lancinante vint m'aider
A revenir et des Ombres me protéger…

On me demanda un jour de déceler toute trace de beauté dans ce monde. Ce fut dans le dédale des catacombes, qu'une simple lueur vint illuminer mon coeur et me sauver.

Verset XIV - la beauté d'une harpe

Ce fut en BrumeVent que Comtesse demandait
D'être témoin et rapporteur de la Beauté
Et de tenter par mille façons de l'exprimer

Dame Nature généreuse,
Créatures plantureuse
Créations merveilleuses
Et autres mystérieuses

Je fut déjà héraut de merveilles racontées
Les contant déjà par des prières versifiées
Mais toujours novice d'un moment digne de vous écouter

Et autres merveilleuses ?
Furent portées mélodieuses
Envoûtantes et radieuses
Rendant mon âme heureuse
Envoûté, charmé, je ne pu m'empêcher
De continuer à jouer cette douce mélopée

Pour apaiser une créature affolée
Mais comment oublier de raconter
Que même dans ces couloirs on peut la retrouver
Pas dans la mort mais par des notes exprimées…
Rendant mon âmes heureuse
D'avoir défier l'affreuse

Idée qu'une loi malheureuse

Fasse les tombes hideuses
Ô déesse des cieux qui m'a déjà montré
Que mes quelques frasques pouvaient te détourner
Écoute les notes de cette Harpe Enchantée…

Lorsque les notes d'une Harpe sont suffisamment puissantes pour que leurs portées viennent enserrer la volonté d'une bête. Et ainsi s'élever comme un hymne à la beauté de la musique.

Prière Profane - contribution pour le repos de l'âme de Zorinnus

Qu'enfin se termine cette longue errance,
Par Trois Os d'un corps meurtri d'une grande violence
Déposés dans un caveau en toute innocence
Par des mains qui n'ont de cesse cette macabre danse.

Cesse l'attente d'entre les morts et les vivants
Terme d'une longue quête et d'un profond tourment
Que l'Equilibre soit rétablit décemment
Que son Cycle reprenne son cours normalement.

Crâne fut l'Os Premier que Minuit nous remettait
Tibia, le Second que noble âme nous offrait
Epine Dorsale, Tierce légende ramenée.
Que la Matière rejoigne l'Esprit libéré…

Verset XV - Prière? Déclaration? - Motivation, un moment de bonheur

[Air de Mistral Gagnant, Renaud]

Arrêter un instant sur les berges d'un étang
Et contempler les bois merveilleux
Respirer ce grand air d'un moment émouvant
Perdu dans les tréfonds de tes yeux

Oublier un moment la tristesse des gens
Rêver à d'autres cieux merveilleux
Que verdure et fraîcheur d'un fabuleux printemps
Viennent illuminer des choeurs mielleux

Chanter belles paroles pour ce bosquet charmant
Prière digne d'un lieu avenant et gracieux
Sublime moment
Contempler les ramages la forêt et les bois

Rêver d'une rencontre idyllique
Espérer d'une ce lieu la douceur de tes bras
Puisse me montre monde onirique
Que chacune de mes notes puisse toucher Shanya

Te montrer cette voie magnifique
Qu'en un mot de mes rimes soit la source de ma joie
Et que tes pensées uniques
Chaque fois que nos vies nous ramènent vers toi

Humble ménestrel enchanté et magique
Prière pour Dara
Cette prière Dara je te l'offre pour toi
Pour que tu puisses un jour convoler

En ces temps calmes enfin pour que chante ta voix
Et rende à ce village sa beauté
Chacun de tes actes pour lui ramener Joie
Et bonheur et puisse alors inspirer

Que cette déesse que tu ne comprends pas
Te souffles un instant paroles aimées
Et qu'ainsi sans colère et sans haine cet endroit
Puisse alors être notre lieu partagé

Ma Douce Dara….

Quel bonheur alors que de pouvoirs ressentir la présence de cette déesse, surtout après un tel moment de bonheur.

Prière à Hôrosis - Requête

Ô divin Gardien du Précepte Sépulcral
Oyez ma prière, ô divin Juge Impartial
D'un ménestrel rendu en funeste spirale

Dévoilez moi les quelques secrets inconnus
Des mortels, celui qui trace et mène leur venu
En votre domaine pour jugements des âmes perdues

Alors entendez ma question, simple requête
Ma présence défunte à ce jugement de faites
Trépas est inhérent pour que venue revête

L'Esprit seul ne peut-il alors inviter
Siège d'une âme refusant une mort violentée
Rompant Cycle de la Vie, par curiosité

Verset XVI - Conseils

Ô Furrinus, Père de tous les Dieux

Ô Te Danann Déesse Mère
Ô Shanya porteuse de ma requête,
Écoutez ce jour, le conseil que vous demande mortel
Cet acte présent relève de trames spirituelles
Qui me sont inconnues et qui m'interpellent
Je n'ai pas l'arrogance de poser mon dévolu

Ni même le pouvoir de décider sur vos Élus
Me laissant en ce lieu comme perdu
Entendez ma requête, comment ai-je pu les figer
Alors que vos regards sur nous est posé
Ne les laissant pas me conseiller
J'en appelle à vous pour la voie me montrer

Si telle est alors votre volonté de me laisser décider
J'assumerai mais peut être sans la sagesse espérer…

Verset XVII - Hommage post mortem

Shanya,
Accordes moi une main ferme et délicate,
Pour que ces notes cristallines et légères relatent,
A ce défunt innocent, victime candide,

De malveillances fraternel et de leurs séides
Qu'un ménestrel, jadis attentif apprenti,
Un souvenir respectueux et anobli
Par ce désir perpétuel de s'améliorer
Pour rendre les honneurs à mentor respecté…
Joran,

Que ton carquois soit rempli
Nul trouble brouiller ta vue
Tes terrains de chasse garnis
Et demeurer Ingénu…

Il laissa les dernières notes transporter ses dernières paroles,
Il les regarda presque et revint vers le seuil des marches…

Il remonta alors cérémonieusement et revint dans les ramages…

Verset XVIII - Plantation des plants dans les jardins secrets

[Sur de San Francisco, Maxime le Forestier]

Volutes des beaux champs
Éprouvant sentiments
A vers enchantés déclarant ma flamme
Imprégnant mon âme des jardins secrets

Ils se sont réunis
Venant de tous les pays
Déposant offrandes symboliques et belles
Naturel autel en étrange lande

Et Boisdoré se recueille
Et Boisdoré sous les feuilles
Ô Boisdoré, chante la paix
Racines et plantes, prières et vénusté

Déesse de beauté
Dépose regard bleuté
Admire ces contrées respire ce parfum
De ces doux jardins dans cette envolée

Écoute nos paroles
Racontant nos simples oboles
Unifiant racines de primal emblème
A ce grand baptême d'essence divine

Et Boisdoré s'illumine
Et Boisdoré tambourine
Le Nom des Dieux sera prié
Un court instant, léger et raconté

Que ce nouveau verger
Maëlstrom de nos contrées
Grandisse et prospère en ce lieux béni
Que soit infini leur reflet d'Aether

A Shanya je dédis
Charme d'une poésie
Pour qu'encore une fois elle vienne bénir
De sa voix, grandir, brille son Aura

Et Boisdoré fêtera
Et Boisdoré chantera
Pour retrouver toute son âme
Frivole et pure, des mots qu'encore je clame…

pantheon/les_ecrits.txt · Dernière modification: 30/09/2012 21:09 par Asmodane
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