Les oeuvres d'Aenor

Dans la chapelle des magies

Rayon de Lune

Dans un rayon de lune,
Une pâle figure,
Dans la brume,
Un murmure.

Dans la majestueuse chapelle
Des magies
Le silence
Et l’oubli.

Dans les pierres et les vitraux,
Un grand mal,
Pas un mot,
Seul un râle.

Un enfant se tient là,
Affaibli,
Dans le froid,
Des maudits.

Il a lu des lignes enchantées,
D’un sort,
Il ne peut parler,
Pas encore.

Des êtres sont autour de lui,
Rassemblés,
Ils prient,
Inquiets.

Une femme à l’allure éthérée,
Tend la main,
Semble méditer,
Ne dit rien.

Un jeune moine se sacrifie,
Pour l’enfant,
En lisant,
L’ouvrage maudit.

La folie l’enchaine dans un rire maléfique
Aux accents magiques,
Obscurcit,
Son esprit.

Il lutte contre le mal qui l’envahit,
Dans la folie,
Il perd,
Tout repère.

Les êtres rassemblés unissent leur magie,
Priant la belle Minuit,
En chœur,
Des heures.

Des mains s’unissent et des mots
Se mêlent
D’un écho
Sempiternel.

Après de longues heures le mal disparait
La chapelle,
Éternelle,
Renaît.

Les chevaliers

Chevaliers

L’épée brillante et le heaume ajusté
Ils s’en vont fiers, dans l’aube juste éclose
Dans les brumes épaisses d’un ciel voilé
Sur leur blason la lyre, les armes et la rose

Passe leur parade majestueuse,
D’un pas lancinant au chant des trouvères
Leurs pensées de gloire s’envolent rêveuses
Dans le froid du matin où s’insinue la guerre

Encor longtemps subsistent les échos
De leurs pas mesurés sur le chemin
Brandissant les couleurs de leurs drapeaux
Vers le théâtre de leur glorieux destin

Nostalgie en Brumevent

Brumes

Sous les voiles du temps, s’éteignent les murmures
Des armes s’entrechoquant, dans un manteau de brume
Ne restent que les ruines d’inexpugnables murs
Inondés par des torches qui timidement s’allument.

Les fastes de l’ancien monde subsistent encor pourtant
Des lambeaux d’une splendeur que l’on chantait naguère
Comme s’éveillent toujours les fleurs au printemps
L’espoir reparaît là où tout semblait désert.

L’ombre sempiternelle d’une nuit qui s’achève
Brise la noire torpeur, les lames émoussées
Fait renaître à ce jour, l’éclat de ces épées
Des chevaliers perdus, dont la gloire se relève.

Que luisent par les mots, des bardes et par l’épée
La splendeur d’un royaume que le temps a fanée
Qu’elle renaisse de ses cendres, dans un éclat puissant
Qu’elle loue à tout jamais, la gloire de Brumevent.

Ode à Shanya

Sainte gardienne des mots dans la beauté des vers
Habitée par le chant, les notes des trouvères
Asile des artistes jusqu’aux confins du monde
N’ayant d’autres desseins que de délier leur lyre
Y a-t-il en leur songes ode que tu n’inspires ?
Abrite en ta lumière leurs âmes vagabondes.

Un violon Brumois…

Violon

Bel instrument aux doux reflets,
Ouvrage fin et précieux né
De la splendeur du comté…

Chante, écoute la voix ténue
Des muses arrachées au trépas
Délie leurs songes amoureux
Laisse résonner leurs voix.

Chante le courage de ces guerriers
Revenus d’un noir séjour
Et la fougue de leurs épées
Majestueuses dans l’éclat du jour.

Chante la dame aux yeux d’azur
L’éclat de sa beauté altière
La belle maitresse de ces murs
Aux cheveux baignés de lumière.

Chante les serments prononcés
Par les voix graves et solennelles
De jeunes et braves écuyers
Jurant allégeance au castel.

Chante le repas partagé
Par les convives réunis
Libère un instant leur esprit
Que le tourment a enivré.

Chante les promesses déclamées
Par l’homme qui offre désormais
Son âme à la chevalerie
Et qui par le cœur s’est uni…

background/histoires/oeuvres_d_aenor.txt · Dernière modification: 25/05/2019 10:52 (modification externe)
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