Les oeuvres d'Azelun d'Aexarn

Brumevent

Brumevent

Aëlia attendant Mandragor

Quelques sonnets charmeurs
A cette dame d’honneur
Remplissant de bonheur
Le cœur d’un beau chanteur

Loin, elle l’attend patiente
Égrainant les heures lentes
Poète à voix charmante
Reviendra par les sentes

En attendant belle dame
Je vous ouvre mon âme,
Égayant de ma flamme
Trop longue attente d’une femme…

Attaque après le mariage, arrivée d'une sombre lumière...

Insidieux félons tueurs sous terre avançaient
La lune se leva dardant de lumière comté,
Chevaliers et mages contre ennemis avançaient

Tourbillons de mystère
Jalonnent cet enfer
Éperdu au tréfonds
D'un mal vagabond

D'antan affreuse en son âme dès lors repentie
Loin de ceux qui inclinèrent meurtre et félonie
Quelques vers et sa grande volonté permirent
De démontrer que le mal en bien puisse maudire

Écoutez vers de conteur
Puissent-ils apporter bonheur
Montrez chemin lumineux
Et exaucer tous vos vœux.

De vos paroles inspirées
Beauté de Brume m'a touché
Comme larme j'ai versé
De ce matin contemplé

Mes mots pour votre âme nouvelle
Larmes pour amour si bel…

Chant d’un soir à Brumevent

Ballades et chants précèdent mes pas dans Odyssée.
Longues sont encore les routes à attendre les Lais
Les sagas et les poèmes que héros et grands
Écrivent de leur puissance et de leur glaive violent

Leur voie rencontre ma voix
J'écris pour honorer
Ces vies bien au-delà
D'une mort d'éternité

Ballades et chants compagnons d'éternité
Source de vie, de bonheur, d'une muse inconnue
Perdu en mon âme, issu d'un coeur amusé
Je ne sais ce qui anime cette flamme éperdue

Proses, vers pour épopées
Notes, chants pour ballades,
Au fond d'un moi emporté
Prisonnier de mes tirades

Ces notes s'envolent comme flammèches d'un feu renaissant
Qui me dira, qui me chantera la muse céans,
Maîtresse des sens, gardienne de ces vers véhéments
Je ne sais où réside cette déesse m'inspirant

Peut être que des brumes,
Au sommet de tours, fument
Accrochées l'âme des fidèles
Poètes vassaux de la Belle.

Interlude pendant mes recherches dans la bibliothèque du Château et surtout après la refonte du forum et le nouveau visage de la comtesse… Les brumes ont formé un nouveau monde…

Chevalier contre Templier, miroir

Ce fut même silence avant bataille rangée
Ce fut même regard entre duel guerrier
Chevauchant destriers
Arborant lances dressées

Ce furent mêmes trompettes qui avisèrent cavaliers
Ce furent mêmes olifants qui lancèrent trots chargés
Galopants destriers
Gardant lances baissées

Ce fut même souffle retenu avant charge
Ce fut même approche de cette issue ignorée
Heurtant de plein fouet
Pavois et lances d'acier

Ce fut même assaut en charge renouvelée
Ce fut même victoire à guerriers égalés
Elkhenir a gagné
Moris a triomphé

Ce fut même fantastique joute remportée
Ce fut même victoire de nobles chevaliers…

Chroniques théâtrales du comte de Brumevent

Après avoir dansé et fait profiter ces talents de danseurs aux gentes damoiselles, on put constater que son agilité fut meilleure dans cet art que dans le maniement d'estoc.

Attardé prêt d'une table recouverte de mets délicieux et grisé par des vins liquoreux, il put constater le regard des gens rassemblés. La musique passait des airs lents et agréables les danseurs terminaient de tourner et on s'étonnait de ne pas l'avoir encore entendu parler.

Il déposa alors son assiette, bu une longue gorgée et après s'être essuyé les mains, s'avança d'un pas assuré sur l'estrade des musiciens.

A leur hauteur, il leur demanda de continuer à jouer une musique lancinante et se tourna vers les invités. Ceux là avaient déjà pris place autour de lui et les quelques chandelles et le feu de l'âtre apportaient une lueur féerique et reposante à cet instant. Le silence, ponctué des craquements des bûches dans la cheminée, des pages qui débarrassaient, des murmures des invités, fut alors interrompu par ses paroles :

_“Messeigneurs et autres spectateurs, point fioritures sur les titres, pardonnez-moi mais plutôt conte à vous narrer. Voilà raconté donc votre mariage en ces termes bien tournés

Ainsi furent-ils mariés
En chapelle consacrée

Inachevé reste encore l'issue d'épopée
Mais avec zèle humble ménestrel va conter
Car tantôt de légende seront considérés
Les revers et dénouements de ces jeunes unifiés

Ainsi fut-il narré
Folie, Acte Premier

Au bourg silencieux arriva liesse s'amasser
Pas que guerriers mais amateurs et initiés.
Des frimas irréels vinrent des teints fanés
De fantômes illusoires apparurent âmes damnées

Confusion éperdue en ces gens rassemblés
Car dans village éthéré blanches nuées flottaient
Autres épreuves de combat sur zombies deux fois nés
Mais dans l'âtre de l'Ogre, Balkiel, qui riait

D'un claquement de doigts, Kalimshan agacé
Du noble Berren accompagné, dissipait
Ephémère illusion d'un esprit torturé
Qui voulait en Brume, maelström instauré

Ainsi furent préparé
Acte Deux, lances, archers

Resta alors acte de félonie à régler
Tar'Lak en champs clos de par Thamors fut défait
Puis demeura vieille ire de zombie rescapé
Evitant effusion de sang pour honneur préservé

Et les flèches fusèrent vers la cible désignée
Et les coursiers s'élancèrent vers lances opposées
En l'honneur de nos futurs mariés rassemblés
Dont mariage prévu ne fit pas unanimité

D'illustres noms ressortirent des épreuves d'archers
Et déjà des lais agrémenter des guerriers
En quelques traits Wodahs et Max furent séparés
Duel, Moris brilla plus que Fox argenté

Ainsi prix célébrés
Acte Trois perturbé

Venant d'augures secrets des fidèles accusés
Aurions-nous d'autres félons en rang de Comté ?
Qui donc de trépas feux Orlahn a trucidé
Qu'un adepte, de sombres arcannes félonnes, a tué

Insidieuses querelles en nos cœurs abusés
Des vivants aucun n'avaient tristes vérités
Ce fut esprit reposé en un lieu reculé
La mort vint donner aux témoins, véracité.

Enfin fut furent délivrées d'obscures pensées
Nos âmes rassurées sur la version des faits
Plus d'accusations, d'affirmations non fondées
Les épousailles purent être enfin consacrées

Ainsi fut unifié
Acte Quatre et sacré

En chapelle du castel, Dieux sont arrivés
SHANYA, déesse de poésie et de beauté
GERALD, héroïsme et chevalerie représentés
Tous deux bénirent ces nouveaux mariés

De ce sacre béni, perfidie perdit pied
De nouveaux rassemblés, allégeances furent prêtées
Le fameux estoc, soutiré pour adouber
La force de Brume, paladin et chevalier

Ainsi furent-ils mariés
Azelun l'a conté…

Il laissa la musique continuer à jouer pour ramener l'assistance à la douce réalité de la veillée et alla se rafraîchir le gosier ! ! !

Cypher et Spring ont jouté

Armoiries du chevalier Cypher
Armoiries du chevalier Spring

Et ils s'avancèrent, droits
Sur les traces des aînés
Maintenant chevaliers
pour cet ultime combat

Même honneur de sonnet
Pour ces jeunes écuyers
Méritant récompenses
Pour bataille à la lance

Mais il fallait victoire
Difficile à ravir
Toute haine à bannir
Pour revêtir la gloire

Identique bataille
Pour courage sans faille
Tel futur chevalier
L'un d'eux dut s'incliner

A la dernière touche
Lance de Cypher fit mouche
Spring perdît la partie
Dans l'honneur accompli…

Combat en champs clos

“A tous ici réunis, nous avons été témoin d'une joute close dont les dieux furent les juges.
Oyez ces paroles de vers tirés et de simplicité. ThaMors ci-présent redoute mes longues litanies alors je n 'en ferais que quelques lignes

Traître en la demeure qui espérait échapper
A la justice des dieux en combat clôturé.
Rencontre d'acier entre un bras justicier,
Le félon caché qui fut alors démasqué.
A l'écoute du pamphlet renégat révélé
Kabbale déjouée par ThaMors dévoué …

Voilà de quoi illustrer ce combat sanglant qui fini par montrer la vérité. Sieur ThaMors voilà court pour ne point vous donnez d'idée de me transformer en poulet ! et encore une petite énigme qui sera facile pour qui a l'habitude de m'écouter à découvrir cette boursette au premier qui me donnera la réponse …

Combat épique pour décider d'un vainqueur

[sur l'air calqué de CORRIDA de F. CABREL]

Armoiries du chevalier Moris

Depuis le temps qu'ils s'impatientent sur cette plaine froide
On entendit trompettes, tambours et les cris de lads
jamais avant tant de tension pour combat sans violence
Ils étaient seuls sur le champ, premier pas de danse

Et puis la flamme s'est abaissée et ils se sont lancés
Sur le sable de la lice des cavaliers chargeaient
Dernier duel de chevaliers, perdu gagné sans défense
Les chevaux s'approchaient, second pas de danse

Et puis le choc est arrivé et a déclaré le vainqueur
Sur le sable de la lice un templier se meurt
Dernier duel de chevaliers, Moris le soigne en transe
les chevaux s'éloignaient, derniers pas de danse

Enfin le tour se termina dans la joie et bonne humeur
Sur le sable de la lice, on vit compagnons d'honneur
Dernier duel de chevalier, d'une certaine connivence
les guerriers s'éloignaient dernier pas de danse…

Poème mis au point lors du tournoi de chevalerie de Brumevent.

Dialogue pour la Dame du Crépuscule...

à Minuit

Quelques paroles de Grâce
Pour que repos se fasse

Aidé par mélodie
Et muse de Minuit
Ressourcez votre esprit
Apaisez frénésie

Écoutez ces sonnets
Pour quiétude retrouvée
Demeurez concentré
Purifiez vos pensées

Laissez-vous de guerre lasse
Que rien ne vous dépasse…

feu Orlanh a parlé
D'outre-tombe, aux secrets

En l'honneur de la comtesse Orphandilia

Armoiries de la Comtesse de Brumevent

Cette tirade me prend comme une flamme
Brûlante et douce au baiser d'une femme.
Les nuées se mêlent à mes pensées,
Légères et simples à imaginer.

Les brumes flottantes, chevelures incertaines,
D'une terre vierge et explorée,
Telle l'amie de cette licorne sereine
Ou la taverne, carrefour des libres pensées…

Ma première rencontre avec la Comtesse Orphandilia…

Estocade verbale avec le sénéchal

Armoiries des gardes de Brumevent

Alors qu'il avait plutôt pris une place de spectateur laissant la noblesse et la justice officier pour ce nouvel évènement, il parut surpris par le raid verbal du sénéchal en sa présence. Ses bras croisés se décroisèrent et au lieu de dégainer Armes et Pavois, ses yeux se rétrécirent et jaugèrent alors cette estafilade qui écorcha son amour propre. Digne d'un combattant, il sourit et releva le défi ainsi d'une voix forte et intelligible :

“VENTREDIEU, quel terrible ennemi vous feriez
A manier estoc verbal et lame d'acier !
Mais grande erreur vous fîtes, que venir me défier
Sur lice orale où je puis être chevalier”

Le ménestrel s'avance alors au devant du rassemblement s'incline en direction du sénéchal et lui lance un clin d'œil, pour reprendre :

“Votre furtive attaque
Manque d'un certain tact
Désarmé, je l'étais
Frapper, je le pourrais”

Une autre courbette et un autre clin d'œil, il s'avance et se tourne alors vers tous en ayant pris une marche des tribunes pour se faire entendre mieux mais évitant de faire concurrence aux grands rassemblés :

“Que ne suis-je à vos yeux que simple ménestrel
Exilé d'Aexarn et de Brume fidèle
Quel bonheur de venir muser en ce Comté
Grâce à ces gardes se sentir en sécurité
Qu'avons nous donc à leur reprocher si ce n'est
Un ton bourru, des œillades et regards légers
Leur présence déjà rassure mon opinion
Qui éloigne rumeurs, méfiance et suspicion”

Il s'approche alors des gardes accusés et les montre d'un bras levé

“Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Faire goûter les bienfaits du goudron et aigrettes ?

Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Jeter troubadour emplumé de ces ailettes ?

Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Tenir panse d'esclafferies en tenue de chouette ?

Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Me voir déguerpir, quitter Brume pour belle lurette ?”

Il revient alors vers la populace rassemblée et continue :

“Écoutons et jugeons
Ces malheureux champions
Victime de suspicion
Et graves accusations”

Il s'arrête un instant tend son bras vers les soldats :

“Démontrez-moi par jugement leur félonie
Et ma verve enragée détruira leur vie
Que mes vers acérés pourfendent leur félonie
Et ne puissent trouver repos et harmonie”

Il se calme un instant et reprend doucement :

“J'aime encore à rêver
Regards exaspérés
De soldats affolés
De devoir m'écouter”

Il revient à sa prime place et en regardant le sénéchal rajoute :

“Voilà donc riposte à votre estocade
Point de courroux ni de haine ou de mise en garde
Je me fais défenseur d'accusé et trouvère
Face à sournoise attaque et verdict sévère”

Une dernière courbette avant que le troubadour reprenne sa place en arrière plan …

Suite aux vers du sénéchal, ceux-ci se retrouvèrent en aparté pour jaser et se défier.
Préparant ainsi Azelun d'une prochaine contre attaque moins rapide que celle au combat livré.
Écoutez ce qui s'y est dit et imaginez la suite…

Soit la rime est aisée pour qui est cultivé

<Azelun> et celle qui finit en é permet moult vers composés !
<Azelun> vous pourrez toujours adapter une prose de qualité
<Azelun> en continuant de parler avec cette emphase bien sonnée !
<Azelun> diaaaaaaantre mais cela n'est tout autre qu'un défi en bonne et due forme
<Azelun> et vous me prenez au dépourvu très cher, ha!ha! ce ne sera alors que grand panache de ma part que de vous rendre cette estocade verbale
<Senechal> J'attends avec impatience vostre assaut !
<Azelun> par ma muse, je me sens en verve et vous émoustillâtes mon amour propre
<Azelun> laissez-moi le temps de dégainer ma plume et de vous rendre de ma meilleure botte
<Senechal> Non point vostre propre amour n'oserai-je salir !
<Senechal> Je ne connais vostre muse aussi ne me permettrai-je jamais d'y voir autre chose que pureté !
<Azelun> il ne sera pas dit qu'Azelun se laissera faire et peut être qu'au tambour il fait piètre combattant mais sur ce champ de bataille il souhaite régner en maître ! ! !
<Azelun> si seulement je connaissais ma muse !
<Senechal> Mieux vaut être maître dans un domaine ou règne grande concurrence, cela anoblit vostre verbe !
<Azelun> bon ben va falloir trouver le temps de m'y mettre ! ! !
<Senechal> Montrez-nous maître Azelun comment l'on se débarrasse avec éclat d'un élève aussi pataud que moi…
<Azelun> déjà sur le fond, point de rigueur et d'ordre, ni alexandrins ni sonnet et puis cela me met en bouche car mine de rien il existe un certain talent car je reste en admiration
<Senechal> Les verbes n'arrivent pas en ma bouche ficelé en alexandrins, peut être fais-je de la prose sans même le savoir ;°)
<Azelun> bref voilà de quoi me réveiller de cette triste apathie qui commençait à régner, je plains le malheureux et timide ThaMors qui verra ses oreilles remplies de nos verbes
<Azelun> Soit la rime est aisée pour qui est cultivé
<Azelun> et celle qui finit en é permets moult vers composés !
<Azelun> vous pourrez toujours adapter une prose de qualité
<Azelun> en continuant de parler avec cette emphase bien sonnée !
<Azelun> vous aurai je assommé par mes mots répétés
<Senechal> (rêvais-je ou ma verve quatre fois fut répétée ?)
<Azelun> ou seriez-vous stupéfait pour ne pouvoir contre attaquer
<Azelun> ma verve est mon épée nommée
<Azelun> pardonnez de moi de me répéter
<Senechal> N'épuisez pas ici vos traits
<Azelun> mais s'il faut ré-attaquer
<Azelun> encore et encore je l'utiliserai
<Azelun> ceci n'est que mise en appétit
<Senechal> je vous espère ne pas être ensuite démuni !
<Azelun> afin de ne point vous donner de répit ….

Il fut difficile d'entendre la suite car le ménestrel se mit en devoir de muser et de composer …

Feu Orlan

Monstrueux ou volés,
Aux âmes torturées,
Laissez dénoncer

Insidieuse félonie
Suspendre une vie.
J'invoque Son Esprit,
Que vérité se crie,

Seigneur de ce comté
Que votre âme rapprochée
Puisse enfin nous parler…

Héraut de chanson de héro

Terrasseur de dragon
Pourfendeur de félons
Laissez place à champion
Écoutez la chanson

Ralliez-vous à ce chef
Oubliez vos griefs
Étendard comme nef
Suivez-le derechef

Mes mots donneront son nom
Ô paladin, grand champion
Relisez début des vers
Ils dévoileront champion
Suivez le avec ce nom

Moris est tout cela
Guerrier porteur de loi
Défenseur de la foi
Et de plus grand soldat

Idylle

Armoiries de Dame Kitana

Laissez moi vous conter
Cette idylle commencée
Par un tendre baiser
En chemin de Comté

Intrépide écuyer
Chevelure mordorée
Ils se sont rencontrés
Et leurs âmes partagées

Quelques mots prononcés
Pour laisser apprécier
Cet amour grandissant
Kitana, Arpagan

Joute orale : la joie

[sur l'air du manège d'Edith Piaf]

Ma source de joie c'est vous
Chanter et conter pour vous
Je suis tout en émoi
Dès que ma voix vous va

Regardez chevaliers
Combattre tels grands guerriers
Admirez les archers
Au centre les planter

Écrire pour vous vaillant
Conter pour vous bonnes gens
La vie de ces héros
Tout ce qu'il y a de plus beau

Contemplez belles donzelles
Conter fleurette pour elles
Leur sourire donne des ailes
A l'humble ménestrel

Voilà pour vous ces vers
Et ces paroles légères
Appréciez donc ce chant
Et fêtons l'évènement…

La Mort du Dragon Blanc

En l'honneur de MORIS

Blason du chevalier Moris

Longue et sinueuse est la route pour cette contrée
Arrivé en ce pays, un manteau givré
Mêle neige et glace soulevées par la bise gelée
Ô maître du froid, nul garde n'aurait protégé,

Rivalisé ou pu s'opposer à celui qui
Tapi dans l'ombre attend, de son souffle acquit
Dans le tréfonds des ténèbres sépulcrales
Une raison d'honorer d'une caresse d'un feu si pale.

Ne saurais-je l'exprimer ? Le courage de valeureux,
De grands et puissants guerriers fougueux
Rivalisant de ruse, force et intelligence
Arrive en son domaine et manque de chance.

Grande déception pour cette glorieuse équipée.
O statues vivantes de héros inanimés
Ne craignez plus une éternité paralysée.
Bien inspirée fut le cœur de ce chevalier,

Lancé vers le funeste destin de ce ver
A la robe immaculée à l'âme emprunt de guerre
Nul ne pourra décrire que ceux qui auront vu
Ce chevalier, MORIS, l'avoir pourfendu.

Ecrit en l’honneur de MORIS, participant à la défaite d’un dragon et qui eut la bonté de me décrire sa version des faits. LA MORT D’UN DRAGON BLANC, fut l’énigme à résoudre et la première à me donner la réponse fut la jolie ANDOLYNE MECHEDEFEU.

Mariage en chapelle de Brumevent

Blason de la Comtesse de Brumevent

Blason du Comte de Brumevent

Et les mots furent prononcés, scellant le mariage tant attendu. Les dieux bénirent cette union et la solennité du moment rendit l'assistance silencieuse.

Un peu en retrait, on put voir un visage immobile d'un ménestrel dont les joues brillaient, reflétant les nouveaux vitraux de la chapelle. Il fut raconté plus tard qu'Azelun versa des larmes de joie sans doute à la vue d'une déesse. A ses côtés, Andolyne lui remua la main pour le ramener à la réalité :

_”M'sieur Azelun faut pas pleurer c'est pas triste du tout faut en rire ou alors vous z'avez mal quelque part ?” Il se tourna vers elle et lui répondit par un grand sourire et osa s'avancer, il est clair que comprendre d'où pouvait venir cette voix qui le poussait à écrire était pour lui un choc mémorable. Il arriva alors à hauteur des jeunes mariés et s'inclina humblement :

_“ Messeigneurs, puisse vous accompagner la félicité et la joie que j'éprouve aujourd'hui. En votre honneur je ne peux attendre festivité et me sens comme emporté par cette vague de ravissement, alors écoutez et vous tous aussi car c'est grand bonheur que de conter cela.” Il se recule un peu, lève la tête vers le vitrail de Shanya et commence sur un ton enjoué mais ému :

_“J'aime à garder en ma mémoire ce simple sourire
De celle qui aime à rêver de vers et même rire
De batifolages poétiques de ménestrels
Perdus et esclaves de cette muse éternelle…

J'aime à chanter, muser, composer et écrire
Pour grandes gestes, épopées ou simples délires
Sachant que de ce sourire je ne pourrais d'elle
Obtenir que grâce, beauté, plaisir irréel…

J'aime à poser genou en terre devant sire
Illuminant comtesse de bonheur et de rire
Soyons fier d'accueillir ce chevalier fidèle
A sa raison mais pliant d'amour avec zèle…

J'aime aujourd'hui témoigner de leur bon plaisir
De nous avoir accueilli, puissions nous nous réjouir
En ces tournois, festivités et ribambelles
De nos souhaits accompagnent leur joie éternelle…

J'aime à imaginer que Brume puisse nourrir
Nos muses imaginatives et qu'à l'avenir
Notre comté accueille encore ménestrels
Témoins encore d'évènements exceptionnels…“

Les mots finirent de raisonner dans ce sanctuaire et humblement il se retira pour laisser le flot des personnes féliciter les mariés. Il porta un dernier regard au vitrail…

Mise en bouche pour le tournoi de joute orale

Libre à moi d'imposer
Un style versifié
En joute verbale
Pour échange cordial

Autre bataille de vers
Loin de croiser le fer
Je défie “plumalier”
Venir poétiser

D'un salut de sonnets
D'une verve posée
J'attends combat loyal
Pour ce duel oral.

Ode à la merveilleuse et silencieuse Anathemna

D'une vallée encaissée s'élèvent des nuées
Brumevent accueille poètes, bardes et coryphées.
Deux sources coulent au milieu de cette contrée,
Celle de l'inspiration et du Ale bien tiré

Découvrir en ces lieux des rimes de choix,
Inspirées par des rêves d'une nature en émoi,
D'un regard hagard perdu sur son joli minois,
Les vapeurs du Ale m'emmènent vers ANATHEMNA

Les brumes libres de convoler sur les cimes
Ameutent les pensées des rêveurs en délire,
Les vents soufflent sur ces effluves délissimes
Elles continuent de les contempler sans être prises…

Mes premiers pas dans le village de BRUME et ma rencontre avec la belle ANATHEMNA qui doit me considérer comme vil flatteur !

Où l'on put voir la force et la grandeur d'un seigneur

Armoiries du comte de Brumevent

Lointain le silence de la plaine étendue de Brume
Lointain visages au yeux perçant et naseaux qui fument
Les lances se sont baissées
Les cavaliers lancés

Lointain est le pays de celui qui combat
Lointain et étrange le coeur de celui qui se bat
Le rusé le manqua
Mais il se retira

Lointain l'honneur à la victoire sans entrave
Lointain le goût de déception au regard grave
Sir Berren retiré
Sylverfox triomphait

Lointain ce combat face aux tournois d'alors
Lointain encore le mariage et noces d'or …

Le Comte de BrumeVent, Berren, se retire du tournoi

Oyez, oyez une nouvelle d'un repenti

Oyez, oyez une nouvelle d'un repenti

Blason de la garde de Brumevent

En fougueuse jeunesse
Atteintes sans finesse
Aux tentations d'Howard
Sur la bourse d'un Barde.

Cruel et ironique
Destin sardonique,
Aujourd'hui repenti
d'un passé de Fol pie

Les portes du castel
Remplieront l'escarcelle
D'un honnête et simple garde
Accueillant tous les bardes !

Howard devenu garde s’excusait de ses erreurs passées…

Une muse d'un jour

“Dame Strale D.Redhair, vous m'avez autorisée à composer en votre honneur, calmant ainsi mes ardeurs et l'enthousiasme que vous m'inspirâtes. Je vous laisse la primauté après vous me direz si je peux en faire profiter le monde,

A travers les brumes de ce castel éloignés
Une lueur blafarde mais écarlate brillait
Les embruns tournoyant
Arrêtèrent tournoiement
A travers les brumes de ce castel éloigné
D'espiègles flammèches de bourrasque s'amusaient
Les alizés soufflaient
levant crins mordorés
A travers les brumes de ce castel éloigné
Mon âme émerveillée en belles proses s'est lancée

Oserai-je plonger
En regard vert abstrait
Oserai-je brûler
En avatar flambé
Oserai-je appelé
en âme inspirée

A travers les brumes de ce castel éloigné
Laissez moi vous guider vers marcheuse arrivée
Le brouillard écarté
S'est aussi incliné
A travers les brumes de ce castel éloigné
Grâce, noblesse et élégance l'ont escorté
Détail remarqué
d'un œil écorché
A travers les brumes de ce castel éloigné
Mais tout chef d'œuvre a besoin d'un défaut marqué

Je m'arrête un instant et il facile de deviner une certaine émotion dans les paroles du ménestrel, est-ce de la sincérité ou bien est-il passé maître dans l'art de la narration ?
Cependant, ses yeux brillants cachent quelque chose…

Une colombe nommée Toutoune

Les vitraux de la sainte chapelle clignotèrent
D'ombres furtives cachant les rais d'astre solaire.
L'une d'elle se figea, trahit galbe de ses formes
Et rassuré j'ai pu attendre que je m'endorme

En ces chemins oniriques je l'ai rencontré
Éthérée, charmante âme qui venait assister
Grand désespoir de ne pouvoir me libérer
D'une emprise arcanique sans issue et sans clef

Doucereuse colombe
Ai-je pensé alors
En ce rêve je retombe
La retrouver encore

Telle est l'image de cette dame dont je raconte
L'histoire, mêlée à celle de ce monde, qui remonte
A sa genèse alors qu'aventuriers se comptent
En faible nombre et rejoint Orlanh, le comte

Telle une mer d'huile apaisante elle démontre fureur
Face à dragon meurtrier et souffle ravageur
D'une force d'antan supportent les malheurs
D'obscures geôles et d'un être perdu cher à son cœur

Colombe immaculée
En mémoire rappelée
Vole en ciel azuré
Et ravit mes pensées

Témoin sans jugement de frasques de ménestrel
Elle embellit l'ouvrage accomplit d'un sourire naturel,
Flottant léger et merveilleux presqu'éternel
Elle s'envole sous d'autres cieux mais reste fidèle

Est-ce vraiment voleteux oisel en ces lieux ?
Ne manie-t-elle pas magie et art mystérieux ?
Apprenez que sa grande puissance provient des cieux
Et que sa grande vigueur de milieux aqueux.

Ne vous m'éprenez pas
Sur les paroles d'un barde
Se fiant à son émoi
Et restez sur vos gardes…

Autres Poèmes

Au sein de la bibliothèque du Monastère

Daté de Décembre 2004.

On entendit une mélopée et des paroles :

“Obscure fut l'étreinte de son funeste destin.
Au sein du Saint Ordre, au dessein incertain,
Âme tourmentée prisonnière de sa haine
Car ne lui fut offert que la voie de Shain.

Flammes purificatrices d'une inquisition
Aveugle et froide, luttant contre la destruction
Chaotique du Dieu Impie, lui laissant la guerre
L'asservir et lui donner titre, Vierge de Fer.

Un vent aride souffla, augurant la mort
Mort de certitudes ou vision d'un autre sort ?
Le sang fut versé et les feux furent embrasés
Mais dans ce chaos, une étincelle brillait.

Ce n'est guère le doute qui mène à la folie
Mais des certitudes qui furent alors abolies.
La vérité tempéra un fanatisme
Exarcerbé qui ébranla l'immobilisme.

Le silence eut raison du tumulte incessant
Impatience de l'un, conscience de sa condition
Un Pas, science de l'inconscience, de sa dévotion.
La lueur éclaira son âme, la déroutant.

Elle signa d'écarlates paroles ce serment
L'emprisonnant dans sa nouvelle voie durant
Les futurs chemins parsemés de rudes écueils
Constatant que se mornes volontés, s'effeuillent.

Et la lumière grandit, au seuil d'un jardin.
Prophétie dut dite en ces augures incertains.
La Mort pour libération d'âme perdue
Et des ténèbres pour renaître et pour avoir su.

Sinistre quiétude aux allures embrumées.
Le fracas de la bataille allait résonner.
Et un chant béni cette force redoutable
Et une manne guerrière couvrit amour indomptable.

L'ultime épreuve eut lieu en royaume ténébreux
Seule, livrée au miroir d'un passé malheureux,
Elle lutta, elle suivit la mémoire d'une lumière
Qui rejoignit d'autres en ciel crépusculaire.

Ce fut seule qu'elle se sauva de l'obscur passé.
L'Ordre Ancien n'était plus là, ni ses lois forcées.
Seule avec le reflet de son âme et de coeur
Pour renaître libérée des affres du malheur.

Ce fut des Halls d'Horosis qu'elle quitta la mort.
De poussière elle devint poussières qui reprit corps.
Les augures la ramenèrent aux portes monacales
Où elle perdit son Titre en violence fatale.

Toujours cette lueur perdurait sans Sombr'Aether.
Montrant une voie d'écueils pour une âme solitaire
Terrible monde de lumière tout en nuance,
Où les ombres attendent qu'elle perde vigilance.

Mais elle est, elle a choisit, seule, sa nouvelle vie.
Une voie ardue, difficile et pleine d'envies
De cesser de se battre devant la tâche très dure
D'être ce qu'elle a toujours été, noble et pure

Un vent aride soufflait sur sa destinée,
L'harmonie cristalline montrait une vérité
Éclairant de la nuit le havre d'un jardin
Sur un banc s'arrêta-t-il narrant ce destin”

Cela changeait des prières, mais aussi ne dérangeait que peu de monde, l'état d'alerte, avait quelque peu fait déserter lieu…

Avertissement aux soldats

Illustre combattants
Livrant de votre sang
La défense du bien
Des assauts du malin.
Sachez que dans vos rangs
Le mal s'insinuant
Pervertissent vos siens
Et de traîtres devint.
Mensonges Salthem disant
Félon Wulf devenant
Prenez garde à vilains
Arrêtez ces faquins…

Avide de connaissance

Avide de connaissance
Elle partit en plaisance
Perdue sur une mer d'huile
Elle attend cette fameuse île

Beauté rime à cruauté
Des gorges gonflées
Pour ses ongles acérés
méfions-nous de cette arrivée

Bonté et Générosité

Une légère brise comme dernière couverture,
Un tapis herbeux et humide comme dernier gisant,
L'âme de feu Azelun montait vers l'azur
Sur un dernier soupir, un hommage implorant

Une lueur enveloppa le corps meurtri,
Déjà un combat vain, ce fut elle qui vainquit.
L'âme se détourna des étoiles et replongea en furie
Dans ce corps, REOD DAI ramenait la vie.

Ils n'avaient rien à prouver de plus que leur bonté,
Ils sont passée et ont ouvert leur cœur léger.
En ce jour, que leurs âmes en soient glorifiées,
TUIS, REOD DAI et ASTAROTH soyez remerciés…

Suite à l’attaque de FIFI, ces personnes eurent la bonté de me soigner dans cette plaine désolée.

Dans le port de la Baie

La Baie

[à lire sur l'air de J. Brel, dans le port d'Amsterdam]

Dans le port de la Baie
Y a qu'un immense quai
Où des gens étrangers
Viennent à Odyssée (rythme lent et posé)

Dans le port de la Baie
Je m'y suis arrêté
Pour y boire et chanter
A la gloire d'une beauté (rythme lent et posé)

Dans le port de la Baie
Des odeurs emmêlées
Invitent'les assoiffés
A l'auberge du quai (légère accélération et continuité avec la suite)

Pour une pièce d'or
Certains quitte le bord
Pour aller divertir
Une belle à servir

Et dans cett'farandole
De marins qui convolent
De voyageurs perdus
Sur des navires rompus (grande vitesse et rythme effréné)

Dans le port de la Baie
Venez y retrouver
Les nouveaux arrivés
Fraîchement débarqués (grande vitesse et rythme effréné)

Une dague à la main
Des pièces d'or pour l'heure
Une vie sur les ch'mins
Attends ces grands marcheurs (calme et décélération du rythme)

Les esprits se mélangent
Comme les âmes des anges
Et le souffle marin
Se réveille au matin (repos retrouvé et rythme lent comme soleil levant)

Dans le port de la Baie
Je m'y suis arrêté
Et j'ai bu et chanté
Pour le cœur d'une aimée. (final doux et langoureux au souvenir de cette aimée …)

Malgré l'ennui du moment, j'ai rencontré beaucoup de personnes dont une m'a caressé le coeur de son existence.
Seulement, par respect, je ne dévoilerai pas son nom, elle saura se reconnaître.

Fin de la bataille de BAIE

Paradoxes du temps
Car de l'Astre naissant
Apparaissent nécromants
Et noirs guerriers mourant

Sombre sont les colonnes du temple des morts
Fumées des brasiers destructeurs brûlant les corps
Nuages ténébreux sur morne plaine flottent alors
Après tempêtes seules flaques de sang témoignent encore

Défenseurs unifiés
Et renforts arrivés
Pour protéger la Baie
De précaire destinée…

Hommage

(Daté du 11 Octobre 2006)

Il termina sa bouchée puis ne se prépara pas à partir bien au contraire, il en sortit sa harpe pour une légère mélodie :

“Ça serait gâché de ne pas vous faire partager ça !” Il marqua un silence puis reprit de son ton de narration :

“Boisdoré, c'est l'insouciance d'un nouveau-né
A l'aube de ses premiers cris encore protégé
Par le regard attentif du Paon Doré
C'est en suivant papillons qu'on le retrouvait.

Boisdoré, c'est la tranquillité d'une sieste
A l'ombre d'un chêne économisant nos gestes
D'un repas bien rempli par des faits bien digestes
Sans se préocuper des évènements à l'Est.

Boisdoré, c'est l'harmonie d'un rire cristallin
Mêlé au chaos d'une course de bambins
L'émotion d'Alister par ses simples dessins
Reflet d'un peuple d'une déesse et de ses desseins.

Boisdoré, c'est une farce à la colère et la haine
Un tour pendant pour qui voudrait couvrir de chaîne
L'enthousiasme, la joie et la déraison reine
Des coeurs le peuplant et les âmes sereines.

Boisdoré, c'est un hommage et un souvenir
A Alister qui en nos coeurs ne peut mourir
A ce mariage qui prédit bon avenir
Et c'est ainsi, qu'en paix… Je pourrais partir !”

Il pinça une dernière note de son instrument et le rangea soigneusement.

La ballade de Max Pedipoil

[HJ prendre chacun des couplets sur l'air du non moins célèbre refrain de Chantal Goya, ce matin un lapin a tué un chasseur ! pour ce qui ne le connaissent pas désolé !]

“Un matIN un gamIN
Parlait-au mann'quIN
C'était un mann'quin QUI,
sautait de son LIT !

Ce petIT c'était MAX
Et voulait une vASQUE
car CAMBER l'éruDIT
le lui avait DIT !

ParcourANT ODYSSEE
Les produits cherchAIT,
C'était des produits QUI,
Devaient faire du brUIT !

Des casserOLES et des fiOLES
Pour des idées fOLLES,
Il poussa de grands CRIS,
que des mots éCRITS !

BibouldINGUE ! pataSSELLE !
Concerts d'étinCELLES
PEDIPOIL le sorciER
Les mann'quins bougEAIENT !

Grosse betISE ou folIE
Les mann'quins en vIE
Volèrent et tuE-RENT
Meme MAXOU leur frERE !

Dans le nOIR des cafARDS
Et des vers peinARDS
Le gamin sans corps, vIT
Le Dieu HOROSIS !

C'était DONC sans compTER
Au Bla Bla parLE
Et c'est en l'énerVANT
Qu'MAX est donc viVANT !

TataTA tataTA
tataTA tataTAAAAA
tatatatata-TA
tatatataTA ! ! ! ”

Une de mes premières œuvres sur mon petit ami uniquement par la taille, MAX PEDIPOIL, que le sourire ne le quitte jamais.

La geste de Gogeta

Alors que bon nombre de personnes discutent, se reposent, profitent d'un moment d'accalmie dans une vie rude et pleine d'embûches, AZELUN semble s'intéresser à sa scène improvisée. Il s'en approche et l'améliore en y ajoutant une planche prise par-là et une autre ici. Il teste la solidité de l'ensemble et déjà son bricolage attire le regard de certains. Il ajuste son pourpoint, sa cape et son chapeau au légendaire panache et prend son inspiration :

“Oyez, oyez à tous, pardonnez-moi de ne pas vous nommer par vos titres, mais j'ai à vous conter grande épopée.

Venez, approchez et goûtez à ma verve qui vous emmènera en grande bataille. Venez, approchez et goûtez au son de ma voix vous narrer cet exploit”

Je prends une grande inspiration, ferme les yeux et d'un regard mi-clos, scrute l'assistance pour capter son attention et commence lentement d'une voix grave et lancinante :

“Il est des brumes obscures provenant de marais,

Loin de BRUMEVENT, regorgeant mystère et secret.(je montre du doigt les monts au loin)

Il est des héros voyageant pour se croiser(je ferme le poing pour leur force)

Loin de BRUMEVENT, en noble destinée (je montre une nouvelle fois le lointain)

Il est de ces moments où un dragon déchaîne, (et j'écarte les bras)

Loin de BRUMEVENT, une hargne gorgée de haine.

Il est de ces héros capables d'une lutte soudaine,

Loin de BRUMEVENT, ce guerrier décousu sans peine”

Une autre inspiration et reprend avec rapidité

“Laissez vous emporter
Dans un combat acharné
Le nain contre la bête
Dans une valse sans fête(et des mouvements rapides accompagnent mes paroles)

Traîtrise, assaut et jurons
Prénomment le blanc dragon
Courage, force et lame
Prénomment le sire à grande âme”

Et je reprends plus calmement

“Il est des instants de calme avant la bataille (en croisant les bras)

Loin de BRUMEVENT, il le rechercha sans faille

Il est de ces couards de monstres cachés dans la glace

Loin de BRUMEVENT, le pisteur suivit sa trace.

Il est des monts aux sommets enneigés (et mes bras dessinent des montagnes)

Loin de BRUMEVENT, le vent souffle face à ce soldat.

Il est des chutes longues et éternelles précédants,

Loin de BRUMEVENT, un combat des plus sanglants.”

Quelques instants de silence pour reprendre des forces et mon souffle pour ce qui va suivre dans un déchaînement de mots avec rapidité :

“Dans une lutte acharnée
D'autres Héros combattants
Blessés ou impuissants
La Hache s'est lancée.

Bondissant en furie (et je saute de ma scène adorée)
Pourfendant sans limite (et je rentre dans la foule)
Sur le dos du dragon (pour remonter sur les planches)
Chevaucheur fou, démon… (et mes yeux expriment la folie)

Hurlement de DOULEUR (et je termine ce mot en criant)
Sur moult coups destructeurs
La bête estropiée (et je me courbe)
Projeta le guerrier (pour me relever simulant la projection)

Mais valse mortelle (je repars de plus belle)
S'abattit sur corps frêle (je tournoie sur moi-même)
Pas de danse foudroyant (une petite gigue) Coups de griffes, coups de queue,
Ballet de coups méchants (je danse encore)
Laissant le nain aux faucheux
Farandole éternelle
De finale querelle (et je m'arrête d'un coup en frappant les planches)”

Courbé, simulant la mort, je dévisage l'assistance comme étant ce fameux faucheur venant cueillir vos âmes, yeux mi-clos mais m'arrêtant sur un corps imaginaire et saisissant le vide comme étant son âme. Je reprends doucement, d'une voix grave à la limite audible :

“Il est de ces moments, d'entre-vie tranquille

Loin de BRUMEVENT, son âme s'éleva docile

Il est de ces moments où d'autres prirent le flambeau,

Loin de BRUMEVENT, ils attendirent ce héros.

Il est de ces moments d'incertitude en lice

Loin de BRUMEVENT, imposant justice

Il est de ces terribles querelles sans fondement

Loin de BRUMEVENT, déchirant des alliés d'antan (et je regarde l'assistance en remuant la tête)”

Mais je sursaute d'un coup en frappant du plat du pied faisant par la même sursauter tout le monde, et reprends de plus belle :

“Force et puissance interne
Appel aux prières naines
Calme avant ouragan
Il s'élança, hurlant

Déchirure temporelle
Furent témoin les vivants
Car mémoire réelle
Il revint dans le sang”

Je m'arrête aussi soudainement que j'ai pu reprendre et reprends une stature posée et continua :

“Il est de ces moments d'horreur et de vengeance

Loin de BRUMEVENT, il consomma son engeance

Il est de ces moments pour sa force il dût tribut

Loin de BRUMEVENT, mangea le cœur du dragon battu”

Je ferme les yeux, baisse la tête semblant revenir à la réalité un silence précède un ton plus cérémonieux :

“Le malheur s'abattit sur les vainqueurs du jour
La discorde du trésor disparut pour toujours
Envahit les seuls rescapés sournoisement
Manquant de les déchirer pour vulgaires brillants”

Une pause et reprenant :

“Alors que le trésor
Convoité sans son or,
Chacun trouva sa peine
Récompensé sans haine.”

Je m'arrête un instant et avec un air studieux reprends d'une voix calme et respectueuse :

“Je ne peux lui offrir
Plus que ces humbles mots
A ceux qui durent souffrir
Pour nous défendre des maux,

Laissez moi dévoiler
Secret de ce guerrier
A grande destinée
Méritant votre respect

Comme un foudre de guerre la hargne et la vigueur
Ont pris naissance dans ce soldat, grand pourfendeur
Grand hacheur d'ennemis et porteur de terreur,
Entendez ces paroles qui clament avec honneur,
Toute la puissance d'un tel gars destructeur
A m'écouter vous savez qui est ce grand tueur…”

Je finis en large révérence saluant le public d'un large mouvement de mon panache et descends de ma scène quelque peu fatigué et surtout assoiffé, vite allons à ce baril se désaltérer …

Mon dernier geste concernant le combat contre un dragon blanc, à la demande express du sieur Guerrier j’ai nommé GOGETA

La grande prêtresse de Vénéra

J'ai rencontré la grande prêtresse de VENERA qui sans me convertir m'a redonné mon enthousiasme…

Loin du tumulte des batailles et des humains
Loin du fracas des déferlantes des embruns
Loin de la rivalité ancestrale des frères
Loin des choix des ténèbres ou des lumières

Je l'ai rencontrée.

Flottante apaisante
Isolée et fuyante
D'une charge trop pesante
Mais d'une âme aimante

Je l'ai rencontrée

Laissez moi conter en simple mots d'harmonie
Cette rencontre à la croisée d'une vie
De mon âme perdue, désespérée et meurtrie
Et mon espiègle muse apeurée et enfuie

J'ai rencontré MAYA . simplement.

Azelun rencontre Maya, Grande Prêtresse de Vénéra.

La haine ou le plaisir de tuer, méfions-nous de KILL=MORT

La haine ou le plaisir de tuer, méfions-nous de KILL=MORT

la fougueuse jeunesse d'un guerrier imprudent
Semble aveugler sa réflexion et son jugement.

Que de mauvaises surprises viendront négligemment
Rendre son séjour à Odyssée des plus violent.

Pensant peut être atteindre des niveaux de combattants
mais saches que dans ce monde existent d'autres méchants

Un autre joueur qui souhaitait arriver pour tuer tout le monde !

Le Grand Dragon

Dragon
Illustration : John Howe - Maug attaque Lacville

Ruines fumantes et cadavres sanguinolents
Illustrent Ton passage au travers des vivants
Pire furie ne pouvait s'abattre en pareil
Cataclysme pourfendant les nuages et le ciel

Fournaise vengeresse
Vengeance pécheresse
Ces flammes, qui nous blessent,
Un goût amer, nous laissent.

Spectacle écarlate et pourpres désolations
L'azur beauté d'un havre de tranquillité
D'Yeux de saphir et d'un souffle d'immolation
Ravagèrent sans grâce le couchant de la cité

Les flammes ont leur maîtresse
Les flammèches sont en liesse
Pour que de brasiers naisse
Le feu de cette déesse

Ô beauté céleste daignant faire montre de sa grâce
Ô mère malheureuse détruisant de guerre lasse
Merci de nous montrer trésor de vénusté
Pardonnez notre race de détruire votre lignée …

Ecrit lors de l'attaque de la Baie par le Grand Dragon cherchant à récupérer son oeuf.

Le vil Guntarr

OYEZ, OYEZ,

Me revoilà pour vous conter pamphlet sur vide-gousset.

Au détour du village,
Sombre elfe de passage
S'attaqua à CINNOG
Et trouva pire que bogue

Un apprenti sorcier
Voulu s'approprier
De bourse d'un marcheur
Mais il trouva des heurts

Voici le vil GUNTARR
Triste sire et vrai couard
Volant sans aucune gloire
Tel est cet elfe noir …

Eh bien si vous rencontrez ce déplorable bougre, sachez à quoi vous en tenir…

Les larmes d'un poète

Pestilentiels marais
Repaire malfamés
Aux oreilles affûtées
Nobles voix demandées

L'expérience a parlé
Et parole fut bafouée.
Les attaques de guerriers
Ont noble âme perturbée

Fracturant à jamais
Cœur de grande Pureté…

Max Pedipoil a besoin d'aide

Écoutez la rumeur
Répandre sa teneur
Écoutez sa teneur
Et cessez tout pour l'heure…

Je lance pour mon ami
Un appel et un cri
Rassemblez-vous ici
Écoutez ce qu'elle dit

Aidez le à construire
A monter, à bâtir
Vider sa tirelire
Pour maison à venir

Le petit Maxounet
Qui n'a rien demandé

souhaiterait rassembler
Une équipe d'ouvriers

Venons tous à la Baie
D'un coup de mains l'aider
Bâtir sa maisonnée
Au fameux port de Baie

Vainqueur du tournoi
Meilleur archer adroit
Acceptez donc ma voix
Et chantez avec moi!!!

NegraDextra

Et elle arriva, inquiétante, en sa superbe
Chacun de ses pas foudroyait entiers prés d'herbes
Ils avaient choisi de suivre les ténèbres
Et la suivait avec leur volonté acerbe

  On entendit l'écho des combats jusqu'en plaine
  On sentit remugle fétide des flammes malsaines
  On effleura les lèvres glacées qui sont siennes
  On goûta l'amertume de combats d'issues vaines

Et elle faucha, insensible, son tribut de morts
Chacun de ses gestes amenait plus d'âmes encore
Ils avaient choisit brassard en tacite accord
A leur dextre, pour combattre toujours et encore

  On entendit alors lourd silence s'instaurer
  On sentit alors fragrance putride se dégager
  On vit prétorienne dernière valse donner
  On goûtera peut être à ce ale bien tirée

Et elle continua son malheureux chemin
Chacun de ses regards trouble en ces guerriers craint
Ils avaient choisi une retraite et pièges malins
En ce brumeux décor et ruses de félin

  On entendit nobles clémences parlementer
  On sentit la colère et la haine s'effondrer
  On vit lame fourragée et hallebarde rangée
  On goûta amertume, forfanteries lancées

Et elle sourit des litiges en pacte accomplis
Chacune de ses frasques emplissait de zizanie
Ils avaient choisit cohésion anéantie
Mais en pourparlers triompha l'hypocrisie…

Ode à un lâche

Mille chandelles illuminaient le ciel
Lorsque l'astre solaire reprit ses droits sur la terre.
L'aurore renaissait dans l'azur baigné de miel,
Joie et bonheur de retrouver la vie dans l'air.

Or dans ce monde idyllique le mal grotesque
Apparaît comme une bave immonde et sale,
Qui le souillerait par son avatar embuesque
J'ai nommé Fifi Brindacier le chacal…

Moralité méfiez-vous de ce vil personnage…

Première mésaventure sur Odyssée, ce quidam s’est servi de moi en me lançant moult sorts sans vraiment me donner de raison alors ce chant m’accompagne pour avertir ceux qui ne le connaîtraient pas…

Pour cette crevure de Badrocc

D'un pas sûr et décidé ce ménestrel semble se diriger vers la place publique. En fait il choisit un endroit visible de tous et monte sur ce qui pourrait lui servir de piédestal !
Il sourit et arrangue la foule toujours curieuse des diversités du moment :

“Nul besoin de craindre l'arrivée d'ennemis extérieurs, car nous avons déjà de quoi nous méfier en nos murs. Écoutez braves gens ce qui s'y cache …”

Et il se met en verve :

“Ode à l'insignifiant voleur

Trop d'honneur je te fais
Médiocre Vide-Gousset
Mais par mots acérés
J'avertis Odysséee

Pour le bas de ce roc
Terre des dernières loques
Laissez ce tas de vioc
J'ai nommé Bas de Roc

Trois sonnets bien placés
Pour seul juge Odyssée
Certains l'apprécieront
D'autres le haïront…”

Il termine en direction de celui qui se sera reconnu par un clin d'oeil et un sourire acerbe ….

Un petit avertissement pour les voleurs, ne touchez pas Azelun…

Pour qui la chance a sourit !?!

Sourd aux volutes sonores d'un barde
Et uniquement guidé par des mains renardes
Le vide gousset malchanceux HOWARD
Eut pour butin un taquet d'AZELUN le barde !!!

Les débuts d’Howard sur Odyssée furent quelques peu déviés du droit chemin

Un fameux Bretteur

Balai dansant de lames
Tournoyant en fols âmes
Tourbillons de mystères
Bras terminés de fer

Enveloppé d'une grâce
Langoureuse aux angoisses
Terrifiantes de l'estoc
Arrivant sans un choc
Nul ne vit corps meurtri
Avalé par furie
Ravagé par les flammes
Immolé par cette femme
Éternelle hors du temps
Le Dragon foudroyant

Balai dansant de flammes
Enveloppant son âme
Devant le juge de Der
Ou perdu en mystère

Encore un secret caché qui sera récompensé si vous le trouvez et le dévoilez ! [IJ]

Une pancarte en la taverne de Jaalh

Sous l'aspect renfrogné de ces bourrus guerriers
On put trouver courage et grande volonté.
Loin des machinations et intrigues menées
Des hommes sacrifient leur vie sans arrière pensées
A la défense de celles fragiles et désarmées.
Tant bien à penser, soldats, merci d'exister…

Planche

Vide-Gousset malchanceux

Méfiez-vous de ce gueux
En cape de loqueteux
Exhalant puanteur
Et à cœur de voleur

Parcourant nos contrées
Aigre fin rassasié
De nos bourses vidées
Alkand s'est retiré

Trois sonnets bien placés
Pour Viny dévalisée
Que larron apprenti
Maladresse soit punie…

background/histoires/oeuvres_d_azelun.txt · Dernière modification: 25/05/2019 10:52 (modification externe)
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