Les oeuvres de La Mano

Louf den pochard

J'ai mal au teston,
Y faut que j'aille dégobiller,
J'ai une grosse araignée au plafond,
Des odeurs bizarres dans l'nez.
J'arrête les herbes folles,
Ca fait des barderies d' vérole,
Moi ça me fout en vrac tout patrac,
En puis c'est quoi ces morbacs?

Fais gaffe à mes bard'ries,
Va pas les fredonner,
Sinon t'aura à faire à ta mie,
Pour sur qu'elle te f'ra t'excuser

Je vide une dernière choppe,
Juste pour oublier..er..er..er…
Parce qu'elle m'a quitté la salope,
Comme une bouse laisser tomber,
La fouasse me monte,
Même pas une once de honte,
Le grand Azelun me dit que j'ressemble à…
Pédipoil!

Fais gaffe à mes bard'ries,
Va pas les fredonner,
Sinon t'aura à faire à ta mie,
Pour sur qu'elle t'fra t'excuser.

Avant de me noyer,
Tout au fond de mon verre,
Une dernière fois j'voulai juste brailler,
Sur un air de faux aiiiiiir…..

Fais gaffe à mes bard'ries,
Va pas les fredonner,
Sinon t'aura à faire à ta mie,
Pour sur qu'elle t'fra t'excuser.

Pour vous les filles


Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l'unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je vivrai pour cette chanson…

Pour les combler de bonheur
Un jour t'es tu demandé
Si c'était un dur labeur
As tu seulement essayé

Ne dis pas que de malheur
Pour un rien tu l'as frappée
Tout ça pour une petite heure
A présent elle est brisée

Elle te regarde elle a peur
Oui ça y est c'est arrivé
Même en lui offrant des fleurs
Est ce qu'elle va te pardonner

Aurais tu trop de pudeur
Pour ne serais ce qu'essayer
Pour reconquérir son coeur
N' y a t il rien à espérer….

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l'unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donnerai pas raison…

Des goujats il n'y a que ça
Tous les mêmes le dit elle
Tu l'as trompée plusieurs fois
Et méprise les donzelles

La pauvre a perdu la foi
Elle se prend que des gamelles
Tout ça à cause de toi
Et pourtant elle est si belle

Tu a voulu faire ta loi
De force lui rouler une pelle
Tu a voulu faire le roi
Lui tripoter les mamelles

Maintenant tu n'as plus le choix
Tu vas devoir faire appel
A qui quoi prendre quelle voix
Tu as pensé à ta cervelle….

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l'unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donne une leçon

Primo apprends galanterie
Qualité pour la faire fondre
Secundo la repartie
Des poèmes tu devras pondre

Être à nouveau bon mari
Pas question de se morfondre
Quand elle te dira chéri
Tu sauras quoi lui répondre

Résolutions si jolies
Faudra pas que ça s'effondre
Et pour son anatomie
Ses désirs y correspondre

Elle sera abasourdie
D'avec son prince te confondre
Et redeviendra ta mie
Pas question de la contondre…

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l'unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donne la solution

Mais il ne faut pas mentir
Et trouver la conclusion,
Tout ça c'est beau de le dire
Faudra passer à l'action

En premier lui faire plaisir
Ne pas fuir la discussion
Tes manières les assouplir
Arrêter d'être grognon

De joie la faire défaillir
Le faire telle une oraison
Tout un monde à découvrir
Si grisante est la passion

Au plumard la faire jouir
Il y a pas trente six solutions
Tout pour la reconquérir
De mille et unes façons….

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l'unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, j'en ferais mon diapason…..

Au pain sec et à l'eau


Ce matin comme d'habitude, rien à glander d'la journée
Y m'reste une seule servitude, et c'est celle de bouffer!

J'ouvre ma sacoche y a plus rien, ni vinasse ni viande ni grain
Bordel je crève déjà de faim, j'vais m'bouffer du pain ça y en aaaaa

Le lundi du pain sec, le mardi du pain sec, mercredi du pain sec aussiii
Le jeudi du pain sec, vendredi du pain sec, le samedi du pain sec aussiiii
Et le dimanche, jour d'Ashura, ouah quelle joiiiiie, avec des p'tits pois!

Avec le pain sec c'qui est pratique, c'est que ça bourre l'estomac,
Trempé à l'eau ou bien cuit, ouais c'est chouette, je m'en lasse pas,
Quand j'ai des pièces d'or, j'fais des sandwich, avec d'la viande
c'est plus bien,
Mais comme j'ai plus de ratiches, à cause du scorbut ça craiiiint…

Le lundi du pain sec, le mardi du pain sec, mercredi du pain sec aussiii
Le jeudi du pain sec, vendredi du pain sec, le samedi du pain sec aussiiii
Et le dimanche, jour d'Ashura, ouah quelle joiiiie, avec des p'tits pois!

Merde y en a plus ça c'est con, faut qu'j'passe un coup au marché…
Mais en chourrant du jambon….
Pas d'bol!
J'me suis fait gau-ler!
Ils vont m'envoyer au trou, en m'disant ça s'ra sympa,
Ca m'changera du tout au tout, avec mon pote on bouffera….

Le lundi du pain sec, le mardi du pain sec, mercredi du pain sec aussiii
Le jeudi du pain sec, vendredi du pain sec, le samedi du pain sec aussiiii
Et le dimanche, jour d'Ashura, ouah quelle joiiiie, avec des p'tits pois!“

Jarm le Vagabond

Ce jeune homme au teint halé, habillé de haillons,
Je l'ai croisé à la Baie, c'est Jarm le vagabond,
Sur la place interpellé, il m'a filé trois ronds,
J'ai pas pu y résister, lui dédie cette chanson,

Où va-t-il ? D'où vient-il ? Qu'importe !
Suivant le hasard qui l'emporte
Il chemine de porte en porte.

En Forêt croise une elfette, il lui tend un bouquet,
Lui conterai bien fleurette, mais elles étaient fanées,
Rien à foutre de sa boulette, il l'invite à danser,
Lui déchire sa jupette, lui marchant sur les pieds

Un jour il toise un démon, et lui coupe une corne,
La met pour décoration, sur son beau tricorne,
Il parait que les dragons, disent qu'il dépasse les bornes,
Depuis sa démonstration, face à cinq licornes

Où va-t-il ? D'où vient-il ? Qu'importe !
Suivant le hasard qui l'emporte
Il chemine de porte en porte.

Parait qu'a la Pyramide, ils s'en souviennent encore,
Sur cette foutue terre aride, avec son folklore,
Lorsque notre héros avide, sortit sa claymore,
Provoqua un génocide, et piqua leur trésor,

En passant au monastère, il va voir les moines,
Leur enseigne comme un père, la valeur de leur patrimoine
Mais les bonzes l'exaspèrent, il leur colle une avoine,
Leur apprend les bonnes manières, une éducation idoine,

Où va-t-il ? D'où vient-il ? Qu'importe !
Suivant le hasard qui l'emporte
Il chemine de porte en porte.

Je te prie bien de me croire, c'est un homme bon,
Invite le donc à boire, c'est Jarm le vagabond,
Rend hommage à ses victoires, et paye l'addition,
Après tout cette gloire, vaut bien un ch'ti canon

Odyssée tu m'auras pas

Y a eu Kleberscow avant moi,
y a eu Azelun avant lui,
après moi qui que voilà?
Il y en aura d'autres aussi.
On les a bien repris,
Mais là moi j'envoye du bois,
Voici la plume de bibi,
Un p'tit pamphlet d'bonne aloi.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
j'ai dansé pendant des mois,
fredonné sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
Odyssée, Odyssée,
c'est moi que v'là.

J'ai foulé bien des pavés,
traversé bien des patelins,
partout on vit pour le blé,
partout ça sent le sapin.
J'ai vu envahie la ville,
par le Fort en uniformes,
soldats pas vraiment virils,
ces gars qui s'prennent pour des hommes.

J'ai braillé 10 fois, 100 fois,
j'ai hurlé pendant des mois,
balancé sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
Odyssée, Odyssée,
c'est moi que v'là.

J'ai vu pourfendre un dragon,
j'ai vu l'eau qui s'évapore,
dans les champs bien des pebrons,
suintant la sueur du pécore.
J'ai vu ce que tu faisais,
à la plèbe toi sans foi ni loi,
j'ai connu la liberté,
jamais tu m'la reprendra.

J'l'ai écrit 10 fois, 100 fois,
bourlingué pendant des mois,
asséné sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
Odyssée, Odyssée,
c'est moi que v'là

Demain, fais gaffe à tes fesses,
Finit le temps des p'tits rois
Va au temple qu'il te confesse,
Te Dannan reprend ses droits,
Et en attendant, je siffle,
et j'te te pisse à la raie,
cette petite chanson qui gifle,
dans tes esgourdes à la Baie

J'ai rué 10 fois, 100 fois,
seriné pendant des mois,
psalmodié sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
Odyssée, Odyssée,
c'est moi que v'là…..

Quand j'étais môme

Moi quand j'étais gamin, j'étais un petit con,
Maintenant je suis enclin, à prendre le melon

Moi quand j'étais lardon, je charmais les pucelles,
Maintenant j'ai du pognon, c'est toute une ribambelle

Moi quand j'étais sal' gosse, je faisais des caprices,
Maintenant je roule ma bosse, et nage dans le vice

Moi quand j'étais minot, elle était pas bien grande,
Maintenant j'suis hidalgo, elle bande sur commande

Moi quand j'étais morveux, je vous faisais les poches,
Maintenant je suis heureux, c'est dev'nu trop fastoche

Moi quand j'étais bambin, je braillais tout le temps,
Maintenant j'suis balladin, c'est un aboutissement

Moi quand j'étais batard, je branlais jamais rien,
Maintenant je suis flemmard, un très bon comédien

Moi quand j'étais merdeux, je buvais en cachette,
Maintenant je suis honteux, accro à la piquette

Moi quand j'étais enfant, j'aimais bien la musique,
Maintenant je suis bruyant, c'est vraiment dramatique

Moi quand j'étais poupon, je disais des gros mots,
Maintenant je suis bouffon, pile poil dans mon crédo

Moi quand j'étais mouflet, j'avais trois poils au cul,
Maintenant je suis minet, un vilain moustachu

Moi quand j'étais moutard, j' mentais incessamment,
Maintenant je suis peinard, toujours l'air innocent

Moi quand j'étais pupille, je trichais chaque fois,
Maintenant je resquille, le prince des bourgeois!

Tralalalala….lalalalala…..lala!

La belle Roxanne

J'voudrais vous chanter, la rouquine d' la Biche d'or,
Née pour dévergonder, gare à la sauvageonne,
Sur toi les yeux rivés, plus belle qu'une amazone,
Guindée dans son corset, maitresse qui te dévore,

Trogne marquée par le sel, marin tu la courtise,
Chez toi c'est naturel, empreint de convoitise,
Rev'nant d'un archipel, envie d'une paillardise,
Quelque chose de charnel, avec la dame exquise,

On l'appelle fille de joie, la putain à soldat,
Ne sois pas si grivois, c'est une vraie diva,
Sûr son joli minois, du plus bel apparat,
T'aura laissé pantois, t'en perd ton charabia,

J'voudrais vous chanter, la rouquine d' la biche d'or,
Née pour dévergonder, gare à la sauvageonne,
Sur toi les yeux rivés, plus belle qu'une amazone,
Guindée dans son corset, maitresse qui te dévore,

Roxanne la libertine, y a du monde au balcon,
Gravissant ses collines, un rêve de p'tit garçon,
Lorgnant sur sa poitrine, en pleine exaltation,
Sur place tu prend racine, et fond comme un glaçon,

Roussette crinière de feu, princesse des catins,
Pour elle ce n'est qu'un jeu, de main ou de vilain,
Tu lui fais des aveux, au creux du baldaquin,
Sur tes envies au pieu, question de baratin,

J'voudrais vous chanter, la rouquine d' la Biche d'or,
Née pour dévergonder, garre à la sauvageonne,
Sur toi les yeux rivés, plus belle qu'une amazone,
Guindée dans son corset, maitresse qui te dévore,

Dépuc'llant le moutard, fils à papa coincé,
Contentant le vicelard, qui rêve de la fessée,
Ou bien le vieux briscard, pour une brutale virée,
Pour elle c'est tout un art, pour toi c'est confirmé,

Mais viendra un beau jour, un lendemain qui chante,
Arrivera l'amour, comme une fée bienveillante,
La belle sans détour, s'en ira émouvante,
Plus question de retour, pour la reine des amantes!

J'voudrais vous chanter, la rouquine d' la Biche d'or,
Née pour dévergonder, gare à la sauvageonne,
Sur toi les yeux rivés, plus belle qu'une amazone,
Guindée dans son corset, maitresse qui te dévore,

Les bestioles

Il y a Lilou le hibou,
et Claudette la chouette,
et Hugo le corbeau,
et Marie ange la mésange,
et Bernard le busard,
et Ninon le héron,
et Diego le moinot,
et Lisette l'alouette!

Les oiseaux se réunissent dans la clairière de la Forêt, décident de faire un banquet, comme casse croute, encore meilleur que du pâté en croute:

Il y a Pat le mille pattes
et Chloé l'araignée,
et Lily la fourmi,
et Mireille le perce oreille,
et Victor le doryphore,
et Dudule la libellule,
et Pascale la cigale,
et Muriel la coccinelle!

En chemin, le ventre plein, ils se posent l'air ravi, histoire de faire une pause pipi, et trouvent un groupe de nouveaux amis!

Il y a Gaston le hérisson,
et Mario le blaireau,
et Daphné le sanglier,
et Sophie la souris,
et Florian le faisan,
et Lulu la tortue,
et Ginette la belette,
et Marine la fouine!

Vla t'y pas qu'ils traversent la rivière, et entre deux pierres, qu'ils tombent encore sur de nouveaux amis. Comme c'est mimi!

Il y a Jakouille la grenouille,
et Roger le brochet,
et Janisse l'écrevisse,
et Suzon le saumon,
et Léo le barbeau,
et Raymond le triton,
et Aldo le crapaud,
et Cassandre la salamandre!

Un petit coucou, dans le lac juste en dessous…

Il y a Mariette l'ablette,
et Lison le goujon,
et Tara le poisson chat,
et Laurent le flamant,
et Arsène le chevesne,
et Coralie le courlis,
et Manon le vairon,
et Bertille l'anguille!

Merde on était pas partis de la Forêt pour faire la Révolution!? C'est Te Dannan qui l'a dit d'abord, alors allez au turbin! Vous voyez cette ferme, alors allez voir là bas si j'y suis! Là bas….

Il y a Pascal le cheval,
et Simon le mouton,
et Firmin le lapin,
et Samson le cochon,
et Aglaé le baudet,
et Alonso le taureau,
et Philémon le dindon,
et Maximilien le chien!

Arrivés cahin cahant vers l'Océan, ils sourient car ils font connaissance de nouveaux amis!

Il y a Germaine la baleine,
et Gabin le dauphin,
et Zora l'barracuda,
et Baudoin le requin,
et Suzette le crevette,
et Gaspard le homard,
et Martine la sardine,
et Leslie l'otarie!

Comme c'était un peu trop humide, cap sur la Pyramide. Nouvelle direction à peine choisie, et voilà qu'ils rencontrent de nouveaux amis!

Il y a Gunther le dromadaire,
et Silvio le chameau,
et Léonard le guépard,
et Chantal le chacal,
et Richard le lézard,
et Etienne la hyène,
et Danielle la gazelle,
et Françoise la gerboise!

Pas très à l'aise, ils se dirigent vers la Fournaise, et parlent avec des méchants animaux ennemis, mais qui deviennent vite de nouveaux amis!

Il a Léon le scorpion,
et Chrystal la mygalle,
et Herbert la vipère,
et Salomon le frelon,
et Oscar le cafard,
et Eric le moustique,
et Moustapha le rat,
et Yvon le démon!

Ha merde, vous vous appelez pas Yvon mais Merzbow? Ha zut alors, saperlipopette mille excuses! On va pas se faire prier hein, au plaisir. Quoi? Prier Ananke? Et vous voudriez pas qu'on saigne Samson le cochon sur sa statue aussi? Si?…ha…et on cherche la sortie vers le Monastère, vous sauriez pas où la trouver? Et vous auriez pas cent pièces d'or et une chariotte de trésors aussi? Non….alors vous dérangez pas, c'est pas tout ça mais on y va, parce que perché là haut…

Il y a Hector le condor,
et Eloi le chamois,
et Charlotte la marmmotte,
et René l'épervier,
et Lucien le bouquetin,
et Timon le moufflon,
et Amour le vautour,
et Carole le campagnol!

Retournant dans le sud, vers un climat moins rude, ils tombent nez à nez avec le Haut Conseil des animaux qui suent, turlututu qui puent du cul:

Il y a Geoffroy le putois,
et Juliette la moufette,
et Blaise la punaise,
et Annouk le bouc,
et Meriadec le fennec,
et Caspar le renard,
et Salomé le furet,
et Maximilien le chien!

Mais qu'est ce tu fous là encore sale cabot?! Une fois par chanson on a dit! Putain de corniaud, meilleur ami de l'homme? Vous rigolez, juste bons à être des toutous à leur mémère et pis c'est tout! Toute façon moi j'aime pas les roquets qui ont une grande gueule. Souvent c'est les meilleurs ratiers? On s'en tappe, moi j'aime pas les clebs, je préfère les chats. Ouais les catamiaous! Comment ça il y en a pas dans ma chanson? Merde avec tout ça j'ai perdu le fil, bordel à cul…ha….si….maintenant faut qu'on aille voir les autres, mais d'abord on va se reposer…oui oui…et sous l'Arbre. Quoi j'suis con à bouffer du foin? Pfff regarde plutôt autour de toi:

Il y a Arsène le chêne,
et Zoé le chataigner,
et Barnabé le noyer,
et Alizée le pommier,
et Julia le lilas,
et Bruno le coquelicot,
et Viven le sapin,
et Marianne la gentiane!

En poussant jusque chez les hobbits, qui riment avec petite …amanite….oh encore de nouveaux amis! Vous êtes toujours pas assouvis?

Il y a Odette la rainette,
et Junon le pigeon,
et Gunnar le canard,
et Marion le griffon,
et Damien le ragondin,
et Flavie la chauve souris,
et Mamadou le loup,
et Gerd la boule de merde!

Shanya soit louée! Au secours! Je veux revoir maman à Brumevent! Comment c'est possible une boule de merde qui marche? Parce que dessous….

Il y a Gégé le bousier,
et Louison le papillon,
et Dino l'escargot,
et Véronique le lombric,
et Odilon le grillon,
et Victoire l'ours noir,
et Rocco l'asticot,
et Otton le morpion!

Ben quoi fallait bien que je termine par une note un peu grivoise! C'est la Nature m'sieurs dames, s'cusez pour les tits zenfants et pardon aux familles toussa toussa hein. La morale de cette histoire? Les petites bêtes sont nos amies, y faut les aimer aussi.

Grivoiserie argotique

Sortit de la taverne, par une petite ruelle,
En avant la musique, paye ta putain d'gamelle
Dans le caniveau, une pute fait son turbin,
Et moi je dégobille, l'est beau le baladin,

Tout a changé depuis hier au soir,
Même ces putains d'pavés,
Ont changé de trottoir!
Toute les mousses, que j'ai cuvées,
Me retournent la tête,
Qu'ai je fais?!
Je regrette, je regrette, je regrette, je regrette

Hier matin au pieu, je dresse le chapiteau,
La nuit sortit dare dare, mon dard de son fourreau,
Bille en tête je m'lève, et je range mon vit
Ce soir c'est ripaille, récurage de marmite

Lassé des cinq contre un, bonjour la veuve poignet,
J'mettrai le pain au four, je f'rai fondre sa dragée,
En quête de bénitier, perclus d'résolutions,
J'm'en vais poncer l'fagot, direct dans les bas fonds,

Tout a changé depuis hier au soir,
Même ces putains d'pavés,
Ont changé de trottoir!
Toute c'te bibine, que j'ai cuvé,
Tangue dans ma tête,
J'hallucine!
Je regrette, je regrette, je regrette, je regrette….

La vile gourgandine, avait des arguments,
Y du monde au balcon, d'jolies miches de pain blanc,
A vous donner l'envie, d'prendre l'entrée des artistes,
Le regard malicieux, elle toise l'unijambiste,

La bourse à la main, pas celle que vous pensez,
Petit clin d’œil convenu, elle m'invite à monter,
Encore une p'tite dernière, lampée dans le gosier,
Puis entre ses colonnes, j'prendrai tasse de café

Tout a changé depuis hier au soir,
Même ces putains d'pavés,
Ont changé de trottoir!
Toute la roteuse, que j'ai tchuqué,
Roule dans ma tête,
J'en peux plus!
Je regrette, je regrette, je regrette, je regrette…..

Pourtant j'suis pas bougre, ni de bouc et de bique,
Je suis pas un bardache, qui se monte à l'antique,
Mais quand la ribaude, me détroussa jupon,
Écarquillant les yeux, je vis point de bouton,

Pas de dormeur du val, v'là la flûte à un trou,
Ça non y a pas d'erreur, et ses voisines du d'ssous,
Panique à tribord, cette fois j'ai abusé,
J'ai pas changé de bord, je fuis le nid douillet,

Tout a changé depuis hier au soir,
Même ces putains d'pavés,
Ont changé de trottoir!
Toute cette gueuze que j'ai tété,
M'a décalqué la tête,
Vite une blonde, une brune, une rousse…
Je regrette, je regrette….

Duel de rimes schizo

On m'appelle La Mano, allez viens donc le blaireau,
Je suis prêt à te calmer, amènes toi pour dueller!

-On me nomme Dragan Doria, va t' faire cuire un œuf au plat,
Les grands dadais comme toi, je les couche au petit doigt.

Ton petit doigt tu te le mets, au fond d'une cavité,
Si tu crois m'impressionner, je préfère un pied de nez.

-Cette série de mots en é c'est facile et c'est à chier,
Je t'en sort en quantité si t'es prêt à te les fader.

Tes fadaises ou tes foutaises, je les attend pas d'malaise,
Tu devrais te mettre à l'aise, vas chercher tes charentaises.

-Tes jeux de rimes sont sans suc, c'est la forme sans le fond,
Ton instrument c'est l' seul truc, qu'il y a chez toi de canon.

Mes attaques sont techniques, caustiques et pleines de tact,
J'suis l'amant de Dame Lyrique, avec elle j'ai fait un pacte.

-Pas besoin de faire le beau, le public en a assez,
Faut que tu monte le niveau, si tu tiens à m'égaler.

Tes galets c'est des cailloux, qui ne valent pas un clou,
Ne me cherches pas des poux, ou je t'envoie dans les choux.

-T'as conscience si tu persistes, tu vas aller voir maman,
Faudrait pas trop que j'insiste, ça deviendrait trop marrant.

J'voudrai pas te rendre triste, mes vers sont plutôt poilants,
Avec l'aide d'un toutou les tiens seront ptet mordants.

-Pas besoin de réfléchir, je suis un fin métromane,
Et je vais pas te mentir, aussi bon pour mélomane.

Ha tiens tu m' y fais penser, t'as oublié mythomane,
Je voudrais pas te blesser, il manque aussi cleptomane.

-Attention tu vas trop loin, je dirais nymphomane pour toi,
Alors chacun dans son coin, respectons l'humour courtois.

T'as raison j'vais être gentil, et ne pas trop t'enfoncer,
Ou bien tu vas faire pipi, si tu te sens humilié.

-Je me sens pas insulté, prépares toi donc à mes piques,
Je te reprend de volée, manges toi cette réplique,
T'as réussit à m'énerver, je fais pas dans le classique,
Inutile de t'échapper, je t'aurais par la musique,
Et tu te dois d'accepter…

Je veux bien croiser la lame, à l'en-vers ou à l'endroit,
Tes vers ont besoin de rames, utilises donc le patois,
Il y aura que toi qui te pâme, oui tu finiras sans voix,
Avec moi seront les dames, je laisse les maux pour toi,
Finiras tu ton ramdam?

-Tu veux que j'en vienne aux mains, je tomberai pas dans ton piège,
Continues donc ton manège, tu prouveras qu' t'es pas malin.

Je te f'rai pas ce plaisir, sous ton chapeau t'es trop bête,
Sers toi un peu de ta tête, tu sais celle pour réfléchir.

-D'accord là tu marques un point, mais c'est parce qu'elle est trop grosse,
Tu devrais en prendre soin, avant que j'y fasse une bosse.

Tu vois ben tu me déçois, toute façon tu reste un homme,
Un petit coup dans tes petites noix, et tu tombe raide dans les pommes.

-Tout le monde le sait bien, quand c'est petit c'est mignon,
Moi au moins je suis malin, pas un maudit fanfaron.

T'as oublié les exceptions, là dessus y a des maximes,
Je te le prouve en chanson, ou tu veux un cours d'escrime?

-T'es aussi bon en escrime que moi pour faire la cuisine,
Tu es nul à la rapine me l'enseigner serait un crime.

J'en peux plus tu me fatigue, finissons en c'est partit,
Les gens attendent une gigue, et je veux qu'ils soient ravis.

-Allez je veux bien d'accord, entamons ta mise à mort,
Quand même tu t'es bien battu, même si tu l'as dans le cul.

Je te laisse être grossier, mais pour ma part je reconnais,
Que toi aussi dans ton style, t'es bon pour cracher ta bile.

Mesdames mesdemoiselles messieurs, au plaisir de vous revoir,
A la prochaine on fera mieux, et nous vous disons bonsoir!

Hommage au sacrifice

Ainsi soit il, son jour de gloire est arrivé,
Comme tant d'autres braves, l'archimage est tombée
En témoin modeste, je connus le déshonneur,
De ne pas la suivre, soldat au champ d'honneur.

Quand le Néant frappa, Dame Arween fit face
Sa fusion du dragon, permit qu'on le terrasse,
L'union fit la force, et détruit l'aversion,
Dans un mortel souffle, une ultime implosion.

Sa mort fut sacrifice, c'est le don de soi-même,
Une vertu infinie, que l'honore ce poème,
Un dernier chuchotement, pour les pierres d'Ashura,
Une statue de cristal, son bébé dans les bras.

Toi qui foules insouciant, cette cour faite tombe,
Ô-passant souviens toi, honores l'hécatombe,
Penses à dédier la rose, que caresse le vent,
Et qui témoigne ici, abreuvée de son sang.

J'lève mon verre à celle, sans qui tout s'rait finit,
A ces levés de soleil, qui eux n'ont pas de prix,
A ces héros qui s'lèvent, pour l'Orbe reformé,
Aux dieux et aux arcanes, là pour l'éternité

Ne pas finir ainsi, comme une chanson qui meurt,
Un refrain oublié, tout au plus une rumeur,
Que demeure la légende, le devoir de mémoire,
Ritournelle éternelle, des brûlures de l'histoire.

Montée de sève

Rosée du matin, nectar sur votre visage
Le ciel est témoin, je trinque à ce breuvage
Un gai rossignol, pépie en vocalise
fredonne en mariole, le temps des cerises

Jolie fleur du mois de mai, ou fruit sauvage
Ô ma bougainvillée, égaye mon paysage
Ma dame aux camélias, ravi je vous contemple
Plus belle que Shanya, je vous dédie un temple

Plongée en rêve, ne vous découvre pas d'un fil
Mutine ma petite Eve, du fin fond de vôtre île
Un petit doigt qui monte, colline de vos deux rondes
Il n'y a pas de honte, vous n'êtes pas pudibonde

Ambiance de gazouillis, printemps réminiscent
De toute part assailli, désirs concupiscents
Voleur de baiser, je me transforme lupin
Sur votre nuque sucrée, plaisir de galopin

En vue point d'abricot, qui reste fruit défendu
Croquant une bigarreau, le temps est suspendu
Vos prunelles s'ouvrent, alors mes yeux se baissent
Le temps se couvre, bonjour charmante déesse

Miner c'est trop souffrir

Mon dieu quelle triste vie, que la vie du mineur,
il ne mange que du chamois, il ne bois pas d'liqueur,
Il couche sur la dure, emmerdé par le froid,
Il fait triste figure, quand il frappe la paroi,
Quand il tape la paroi….

Adieu chers camarades, adieu, faut se quitter
Au fond de la montagne, on va tous s'enterrer
En passant par l'entrée, pour se faire effacer
A l'aspirant Ardin, faudra te présenter
Faudra nous présenter.

On nous fait mettre en cercle, autour du feu de camp,
Bénis par la pieuse Lystra, finit d'faire les fainéants,
Un célèbre menestrel, mandoline à la main,
Nous motive mon frère, à donner le meilleur,
A donner notre meilleur.

Dimanches et jours de fête, il nous faut travailler,
Comme les bêtes de somme, qui sont chez nos fermiers,
Un jeune nain Scarelock, nous dit “Dépêchez-vous!”
Les forçats des galères, sont plus heureux que nous,
Sont plus heureux que vous.

Odyssée pauvre patrie, qu'as tu fais d'tes enfants ?
Mineur, c'est la misère, miner c'est trop souffrir
J'ai encore un 'tiot frère qui dort dans son berceau,
Je t'en supplie mater, n'en fais pas un manseau,
N'en fais pas un manseau.

Sae, si j' te marie, et qu'on a des enfants,
Je leur casserai une patte, avant qu'ils ne soient grands,
Je ferai mon possible, pour être riche au labeur,
Le restant de ma vie, pour qu'ils n'soient pas mineurs,
Pour qu'ils soient pas mineurs.

Et vous, jeunes fillettes, qui avez des amants,
Dans ces tunnels de merde, ces cercueils serpentant,
Restez toujours fidèles, conservez votre honneur,
A ces mineurs modèles, qui bossent dans le malheur,
Qui ont tant de malheur.

Et si j'ai le bonheur, un jour d'être congédié,
Sur les affiches de la Baie, je ferai publier,
“Prenez bien garde mes frères, de vous faire enterrer,
Dans cette grotte perdue, où l'on vous fait crever,
Où l'on vous f'ra crever !”

background/histoires/oeuvres_de_la_mano.txt · Dernière modification: 25/05/2019 10:52 (modification externe)
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