Les oeuvres de Stiwel

L'Amour

Comme un souffle d'été, une brise, un soupir,
Il glisse sur la nuque un parfum azuré
Et ces douces victimes adore l'étranger
Dont les mille caresses sont autant de zéphyr.

D'un charme de sirène, il peut tout embellir,
Un coucher de soleil, un nuage, un verger
Et formant dans l'esprit une brume éthérée,
Il gorge les âmes d'un torrent de désir.

Qu'importe la nation, des brumes ou du désert,
Qu'on soit un forgeron, qu'on travaille la terre,
Il arrive à son gré et bat notre tambour.

De l'aube ou des vêpres il ne connaît le nom,
Car celui qui l'attend peut trouver le temps long.
Nous sommes tous vassaux du seigneur qu'est l'Amour.

Le Lai de Philistin


Oyez céans récit d’amour.

Deux âmes, il y a fort longtemps
Dans le comté de Brumevent,
Obligés par la vie de cour
Se sont rencontrés un matin.
Par ce fait, deux noble famille
Voulaient, d’un fils et d’une fille
Et tout en forçant leur destin,
Souder une alliance prospère
Pour leurs dynasties unifiées
Grâce à un mariage arrangé.

Il n’y avait aucun mystère
Dans l’esprit des jeunes pantins,
Ces affaires étaient de coutume.
Malgré tout, la dame Amertume
Tenait le bras de Philistin
Quand il alla voir Calixie.
C’est du respect de l’étiquette
Que la conversation fut faite,
Faisant vite place à l’ennui.

Donc il prit congé de sa dame
Avant de sortir du manoir,
Tentant de broyer l’idée noire
Qu’il ne pourrait choisir sa femme.
Il s’engagea sur le chemin
Qui devait le mener chez lui.
Soudain, la brume s’épaissit
Et s’empara de Philistin
En faussant sa destination.
Ainsi perdu dans le brouillard,
Le pauvre voyageur s’égare!
Marchant selon son intuition,
Coupé de la vue, son ouïe,
L’ultime carte dans ses mains,
Le guidait à travers chemin.
Pas à pas, suivant son esprit,
Il contourna des culs-de-sac
Traversa des murs de fougère
Foula des tapis de bruyère
Pour rejoindre le lit du lac.
Étourdi par la cécité;
Pire qu’avoir tourné en rond,
Il avait rendu bien plus long
La route vers sa maisonnée.
Quand il fut pris de désespoir
Une fois acculé par l’eau
Il goûta, émanant des flots,
Un chant qui l'empêcha de choir.
La plus belle des mélopées
Accompagnée par de la harpe
Rendit muet comme une carpe
Notre Philistin esseulé.
De cette beauté hypnotique
Il sut entrevoir l’origine
En voyant l’ombre féminine
D’une chanteuse de cantique.
Il resta écouter, le temps
D’une fugace éternité.
Le sortilège fut levé
Quand s’en alla tranquillement
La fabuleuse apparition.
C’est ainsi que, jour après jour,
Après sa machinale cour
Dans le respect des traditions,
Philistin courait vers la scène
Écoutant le chant de sa muse
Dont les accents calment et amusent
Son esprit débordant de peine.

Mais la veille de son mariage
Avec Calixie, sa promise,
Il sent que ses espoirs s’enlisent,
Et retourne voir son mirage.
Désirant, encore une fois,
Entendre la belle musique.
Il rejoignit l’aire aquatique
Pour y trouver un peu de joie.
Cette brume sempiternelle
Qui plonge toujours le comté
Dans sa semi-opacité,
Sut se montrer providentielle
Quand tout à coup, en se levant,
Avec lui, le voile charmant,
Qui camouflait la ménestrelle.
De l’autre côté de la rive,
Surpris, Philistin découvrit
Que sa promise Calixie
Était sa chanteuse addictive!
Courant à travers roseaux
Il rejoignit sa dulcinée
Pour son amour lui avouer.
Puis la brume, comme un rideau
Retomba sur les deux amants
Pouvant enfin s'offrir leur coeur.
Ils vécurent dans le bonheur
Et eurent plein de descendant.

L'Aquilon

C'est en groupe de six que se fit l'excursion
Sur ces terres où les vices soufflés par l'Aquilon
Harassait de supplices le corps des compagnons
Présentons les complices par un tour d'Horizon

Berkam au pied boisé, capitaine viril
Que nous fit traverser cet Océan hostile
Drael son timonier, affrontant les périls
Seconda son aîné de ses conseils habiles

Ascorium maintenant apportait son secours
De par ses yeux perçant nous traçait un parcours
Azelun le suivant, son ami de toujours
Distillant de son chant, dans nos cœurs, la bravoure

À leur suite Kisdas, magicien aspirant
Que l'Aquilon de glace intrigue vivement
Le dernier comparse vous chante en ce moment
Beauté et menace cachés par l'Océan

À peine pied posé sur la neige éternelle
Que le froid caressait leur tête de mortels.
Du courage il fallait ainsi que de cervelles
L'outillage manquait face au sempiternel

La bise boréale essoufflait nos héros
Rappelant que le mal ne connait de repos
Les souffles devint râles, les corps devint fardeaux
Et pourtant le morale ne subissait d'accroc

La nuit tomba d'un coup sur la plaine de givre
Où on creusa un trou dans l'espoir de survivre
Peut-être sont-ils fous, peut-être sont-ils ivre
Se murmuraient les loups les jaugeant tels des vivres

Après une nuit noire, vint un jour sans éclats
Ne permettant de voir où nous menait nos pas
Apparu un manoir promesse d'un repas
Ils avaient trop d'espoir l'occupant les chassa

Marchant dans la froideur griffant de toutes parts
Atterrer par l'horreur crée par le blizzard
Et si c'était leur heure et leur dernier regard
A mille lieux des leurs avant le grand départ ?

La dernière impulsion, l'ultime volonté
Terminant l'ascension de ce terrible glacier
Mêla l'admiration à la grande fierté
D'avoir eu l'ambition d'atteindre l'éthéré.

Tasso ou le peintre maudit

[Musique : http://www.deezer.com/album/45518]

Ton art n'as jamais été reconnu
Sa pratique a été suspendu
Et quand t'as voulu montrer ton talent
On t'as jeter au Ban!

Triste Tasso
T'es qu'un scato'
Pauvre incompris
Tu les ennuie!

Ton enfance à dû être triste j'imagine
Si tu passais ton temps aux latrines
Et quand tallais voir les autres enfants
Ils te laissaient en plan

Triste Tasso
T'es qu'un scato'
Pauvre incompris
Tu les ennuies !

Tu as 30 ans, on te refera pas
Toute les deux semaines tu reparaitras
Que t'ai changer, au fond on voudra
Mais t’ira rejoindre les rats!

Triste Tasso
T'es qu'un scato'
Pauvre incompris
Tu les ennuies !

Je résume pour ceux qui l'ont jamais connus
Cet homme fait de l'art avec son …
Et quand il en as bien mis partout
Il retourne aux trous

Triste Tasso
T'es qu'un scato'
Pauvre incompris
Tu les ennuies !

C'était l'histoire du peintre maudit
Qui n'as que le brun comme coloris
Et tant qu'il fera sa tête de mule
Il restera en cellule

Identité

Héros des Catacombes
Meurtrier de lumières ?
Honneur de vipère
Mensonge de colombe ?

Qui pourra donc juger
La matière dont il est fait?
Notre raison nous dirait:
“Allons vite le tester!”

Dans la chapelle d'Ashura
On mesurera sa Foi
Elle seule, en son cœur lira,
Et rien ne la bernera!

De mille flèches sera criblés,
S'il se révèle ennemis!
De mille honneurs décernés,
S'il se révèle mon ami!

Ode à mon maître

Qui vois-je au loin sur ces terres?
Bâton en main,luth bardé!
Vêtu d'un bleu outremer,
Kleberscow est arrivé!

Revient-il du Monastère,
Du Fort ou de BoisDorée?
Chapeau orn'menté de vair,
Et Shanya l'accompagné!

À tous ceux qui partent en guerre,
Allez leur dire de rester!
Vêtu d'un bleu outremer,
Kleberscow est arrivé!

Gentes dames et pauvres hères,
Kleberscow leur a chanté!
Chapeau orn'menté de vair,
et Shanya l'accompagné!

Mille balades et autres vers,
Divertissant leurs soirées!
Vêtu d'un bleu outremer,
Kleberscow est arrivé!

Aujourd'hui plus que naguère,
Quand tu veux bien t'amuser!
Chapeau orn'menté de vair,
Et Shanya l'accompagné!

Fais appel à mon compère,
À qui je dois mon parler!
Vêtu d'un bleu outremer,
Kleberscow est arrivé!

Sans lui la vie est misère,
J'espère que vous le verrez!
Chapeau orn'menté de vair,
Et Shanya l'accompagné!

Vêtu d'un bleu outremer,
Kleberscow est arrivé!
Chapeau orn'menté de vair,
Et Shanya l'accompagné!

background/histoires/oeuvres_de_stiwel.txt · Dernière modification: 25/05/2019 10:52 (modification externe)
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