Un important rassemblement sur le chemin du Monastère

Passage
Illustration : Jonas Jakobsson - Passage

Un important rassemblement

Par Général Aerox (daté du 9 Avril 2004)

A quelques pas des lourdes portes du Monastère, une armée impressionnante était stationnée ici depuis quelques semaines déjà. Arrivés en grand nombre du Sud et de l'Est, les guerriers s'étaient rassemblés sous l'appel du Général.
Certains moines avaient prédit une bataille de grande envergure, alors qu'ils avaient vu apparaitre sur le chemin quelques temps plus tôt un monstre de guerre: Un terrible bélier de plus de 14 mètres de long. Poussé par une dizaine de soldats aux bras épais et aux regards déterminés. Escorté par l'élite du Fort, des lanciers et des soldats armés jusqu'aux dents, et équipés de lourdes armures aux couleurs du Fort, le bélier avait été arrêté ici. Les officiers avaient ordonné de monter le camp.

Troublant inévitablement la tranquillité toute relative du Monastère, les gens d'armes avaient installés un camps de base dans cette terre riche et hospitalière.
L'étendard du Fort claquait fièrement aux vents alors qu'un grand nombre de soldats se trouvaient en ces lieux. Mais ils n'étaient visiblement pas venus seuls.
Dans un coin du campement un groupe important de guerriers hétéroclites côtoyé les soldats du Fort, certains avaient reconnu à leur teint blafard et surtout à leurs dirigeants, les répurgateurs. Alliés de toujours de l'armée ils avaient répondus présent à l'appel du Général. Qui avait visiblement su ré-équiper certains de ces ex-soldats.

Aux portes du Monastère les voyageurs regardaient intrigués se tel déploiement militaire, Brutus le visage inquiet faisait entrer les visiteurs sans lâcher du regard l'important rassemblement…A ses cotés Kosh, un monstre a la chitine épaisse et aux mâchoires impressionnantes regardait lui aussi ces soldats. Protégé par la loi de Furrinus, il ne risquait pas la colère du Fort en ces lieux. Il portait d'ailleurs fièrement une lourde lance militaire, sans crainte de représailles. Mais quelque chose lui disait qu'il allait bientôt croiser le fer avec les soldats. Il savait pourquoi ces hommes étaient là. Et pour qui.
Tel un serpent hypnotisé il restait là, sans bouger, à observer ses ennemis de toujours. Guettant le moment où le Général sortirait de sa tente avec son état major et ses alliés, et ordonnerait l'assaut.

Mais cet ordre ne venait pas, au grand dam des guerriers qui commençaient à languir. L'énervement commençait à gagner certains alors qu'un nouvel arrivage de guerrier au teint matte venait agrandir encore davantage le campement déjà important.

Kaïn, le dieu de la guerre lui même regardait dans les cieux avec grand joie ce rassemblement. Qui laissait présager une bataille digne de lui.

Arrivée des Moines

Par narration (daté du 14 Avril 2004)

[ Les portes du Monastère s'ouvrirent lourdement. De la lumière de la cour, on put distinguer trois silhouettes : celle de gauche, un Moine à l'air fier et robuste, celle de droite, un Moine très grand et particulièrement large d'épaule, et le dernier, au centre, le dos voûté et appuyé sur un bâton.

Ils firent quelques pas en direction du la porte où Frollo, le Chef spirituel du Monastère, échangea quelques mots avec Brutus Main-Lourde avant de continuer en direction du chemin, toujours escorté des deux Moines. Une fois arrivés au milieu du rassemblement martial, les trois Moines s'arrêtèrent.
Frollo parcourut du regard toutes les personnes présentes, d'un regard inhabituellement sévère et grave. Lorsqu'il eut repéré le Général Aerox le Vénérable prit la parole, d'un ton sec et mystérieusement prophétique : ]

“ Général Aerox, je suppose que c'est vous qui menez cette armée conquérante. Je suis Frollo, le Chef Spirituel du Monastère, et voici Wakim et Moloch. Je viens à vous pacifiquement, parler de choses qui ont apparemment été jusqu'ici éludées. Vous avez vu le chemin, et avez cru bon de

miser sur sa neutralité. Mais vous avez omis que les gardiens de cette terre ne sont guère que des pantins insipides !

Général Aerox, au nom de Furrinus et de tout l'Ordre Kaïcha, nous ne vous laisserons pas perpétrer votre folie. Le Bastion des Âmes Damnées d'Ananke est le dernier rempart de ce que vous jugez être le Mal. Le peuple maudit d'OmbreTerre s'est exilé dans sa faiblesse, et les Démons tremblent sous l'impact de vos pas. Dans votre frappante cécité, vous vous apprêtez à anéantir la dernière once d'opposition, les dernières plumes qui tiennent encore debout la balance du grand Equilibre…

Ce Monastère et toutes les terres environnantes appartiennent aux serviteurs de Furrinus, le Dieu des Dieux. En son nom, je vous interdis, j'interdis à quiconque empreint d'intentions belliqueuses d'utiliser la route des montagnes. La malédiction de Furrinus pèse sur vous ! Pas un d'entre vous ne passera plus sur nos terres pour aller semer la mort et la destruction, ce que vous reprochez à vos ennemis, et pourtant perpétrez le coeur rempli d'espoir et d'allégresse, dans votre tâche de “purification”… ”

[ Le bâton du Grand Maître Kaïcha commençait depuis quelques minutes à irradier les alentours d'une étrange lueur, jusqu'à devenir au fur et à mesure une véritable source de lumière. Le Père Frollo l'empoigna alors à deux mains, et le souleva au- dessus de sa tête, redressant son dos voûté avec une souplesse insoupçonnée : ]

“ Au nom de Furrinus, Messieurs les Guerriers, vous n'êtes plus les bienvenus ici ! Ces terres ne sont pas un camp militaire, et vous troublez déjà notre méditation depuis de trop nombreux jours.
Quittez ces terres ! Quittez cette place ! Repartez d'où vous venez et ne revenez plus sans notre autorisation… ”

Puissante réponse!

(Daté du 15 Avril 2004)

Par Wardlord

Wardlord discutait avec les hauts gradés du campement à l’intérieur de la tente des officiers lorsqu’il sortit avec ceux-ci pour écouter les paroles du Sage du Monastère, il semblait bien indifférent à ses propos empreints d’équilibre futile, propos laissant voir sans aucun doute que l’Ordre Kaïcha penchait cette fois encore en faveur du chaos qu’il accueillait sans préjudice en rejetant du revers de la main les forces coalisés du bien et de la lumière divine et purificatrice! Alors il s’adressa d’une voix forte et portante à tous les gens présents.

« Forces du Fort, Force de la Pyramide et de Brumevent, voyez en ce lieu et en ce jour sombre, la naissance d’un autre refuge du malin.
Par ces propos protecteurs visant à brouiller nos pensées, le Grand sage cherche à vous faire voir ceux qui ont massacrés vos parents, pillé vos maisons et vos villes, violé vos femmes et vos filles, la chair de votre chair, comme étant des créatures faibles et sans malices tremblants sous nos pas… Flétrissure de la réalité!!! Ne soyez pas aveuglés par ces paroles maudites et surtout ne les laissez pas vous éloignez de votre but et de votre devoir envers vos peuples, VENGENCE se doit d’être menée à bien mes amis!! Le bien n’est plus la bienvenue en ce lieu! »

Alors Wardlord s’arrêta, ses paroles ayant probablement décuplé la colère du Moine, le Répurgateur ressentit alors une force magique étonnante qui se préparait, une force empreinte d’exaspération et de détermination prenait naissance dans le corps flétri et l’âme vive du vieil homme… L’inquisiteur s’arrêta, il semblait à l’écoute de son environnement, et tout comme ceux qui ont développé quelques grandes connaissances en occultisme, il ressentit l’impensable…
Alors il réalisa.

« NON! PAS CELA! Nous ne sommes pas venus ici pour échouer si près du but! JE NE LAISSERAI RIEN NI PERSONNE nous éloigner de la lumière purificatrice qui règnera bientôt sur le continent… L’éradication du mal est à notre portée, et nous ne vous laisserons pas désagréger nos espoirs et notre devoir! »

Wardlord se plaça immédiatement devant le Père Frollo qui portait son bâton lumineux en main, aveuglant la plupart des guerriers présents. Juste avant que cette lueur ne s’étend à quelque soit d’autre, le Répurgateur se mit à prononcer une incantation d’une voix déroutante par le sentiment de malheur qu’elle nourrit… Alors une braise vive se forma dans la poitrine de celui-ci qui s’étendit bientôt à tout son corps, il n’était plus que flamme, braise et lumière…
Toujours de sa voix vibrante d’un mal rongeant petit à petit sa proie, il s’écria.

« SHAÏN, VOIT CE QUE MA FOI EN TOI ACTE POUR QUE TA GLOIRE TE SOIT REDONNÉE, PROTÈGE MOI DE LA COLÈRE DE FURRINUS ET JE PROTÉGERAI TON PRÉSENT ESPOIR EN CE MONDE!

VENGENCE ET PURIFICATION, EN VOS NOMS JE MOURRAI!! »

Alors le feu qui englobait le répurgateur s’étendit tout autour…
Le mélange du puissant influx de Frollo et de la flamme majestueuse fit en sorte que plus personne put voir ce qui se produisit autour de ces deux maîtres des arcanes…

Quelques derniers mots de Wardlord furent alors entendus aux travers des éléments déchaînés.

« QUITTEZ CES TERRES MAUDITES, VITE, ET MENEZ À BIEN NOTRE SAINTE MISSION MES AMIS! »

Par Ascorium, Sergent du Fort

[Après le discours de Frollo, Ascorium observa le ciel. Il semblait calme et rien n'annonçait un quelconque signe divin.
Tandis que tout le monde observait le bâton de Frollo, Ascorium vit une ombre au loin qui s'enfuit aussitôt. On aurait dit Yorel Nalthar, mais les paroles de Wardlord ramena Ascorium à la situation actuelle.

Tout le monde semblait surpris de l'intervention de Frollo, et voila que Zark, l'Elu d'Hôrosis arrivait.

Le Sergent prit alors la parole.]

“Grand Élu Zark, il semblerait que nous ne soyons pas les bienvenus en ces montagnes.
Père FROLLO ici présent nous menace de la foudre divine de Furrinus si nous tentons d'aller jusqu'à la Fournaise. D'après lui l'équilibre serait brisé si nous venions à détruire la Fournaise, et cela Furrinus, Dieu de l'Equilibre, ne saurait le tolérer.
Mon Père a également parlé d'une certaine Ombreterre qui serait cachée au-delà de la Fournaise et qui abriterait d'autres démons ?!”

[Le Sergent lança un regard interrogateur à Frollo avant de poursuivre]

“Quoi qu'il en soit il est bien étrange que les dieux interviennent dans un conflit qui ne les concerne pas.”

[S'adressant à Frollo.]

“Où étiez-vous lorsque la Fournaise a tué plusieurs d'entre nous, massacrant des centaines de personnes dans les terres du Sud ? C'est tout l'Equilibre qui a été touché, et seul notre courage et notre ténacité nous a permis de remonter la pente.

Maintenant nous sommes ici pour donner une correction à la Fournaise, afin que ces démons ne pensent pas que le Sud leur laissera loisir de châtier, torturer, brûler et détruire son Âme. Le Mal ne pourrait être détruit; et il ne le doit pas. Mais il doit être châtié, et comprendre ce qu'est la douleur.

Si Furrinus nous attaque, c'est le Bien qui sera affaiblit, et la balance sera déséquilibrée.

Alors quelle est la solution ?

Les Démons du Volcan savent que nous arrivons, et derrière leur muraille de 60m de haut, le combat sera dur, même très dur.
Beaucoup de nous périront. Mais aussi beaucoup d'entre eux. Mais plus que tout, Père Frollo, vous savez qu'il est impossible de les détruire TOUS. Si les Démons du Volcan sont détruits, d'autres prendront leur place trop avides de Pouvoir Maléfique [dit-il en jetant un coup d'oeil vers les Répurgateurs].

Et n'oublions pas que les Démons auront la possibilité de revenir sur notre terre de nouveau. Hôrosis, bénis soient nos morts, redonnera leur chance à la plupart d'entre eux, et l'Equilibre original sera retrouvé.

Mais ils doivent comprendre : ils doivent payer pour le mal qu'ils ont causé.”

[Ascorium s'arrêta laissant Aerox parler.]

(Daté du 16 Avril 2004)

Par Cypher

[Le brumois écouta les derniers propos du sergent Ascorium, et il acquiesçait de la tête.
Attendant la fin du discours il intervint brièvement.]

Père Frollo, moi aussi j'aurais aimé voir le Monastère se mettre en travers des troupes du volcan dernièrement à Brumevent.
De leur expliquer que pour l'équilibre il n'était pas bon de violer, massacrer et détruire complètement le village de Brumevent. Venez voir encore actuellement comment est le Comté.

Allez expliquer à ces veuves , ces orphelins que c'était pour le bien d'un certain équilibre.
Vous trouvez normal que les fournaisiens puissent agir de la sorte et retourner dans leur tanière sans risquer aucun courroux ensuite.

Je peux comprendre l'équilibre quand il est équitable. Ils ont trop fait pencher la balance cette fois nous devons la rectifier.

Quand nous devons intervenir sur les terres de la Fournaise cela a toujours été une conséquence de leurs actions, massacres ou enlèvement. Qu'ils assument.

Le Monastère doit néanmoins garder sa sérénité et donc nous devrons bouger.

Par Général Aerox

A son tour le Général sort de la tente de l'état major alors que Frollo faisait irruption dans le campement militaire. Aerox écoute les propos hostiles du moine supérieur ainsi que les réponses promptes de certains guerriers de l'armée…

“Du calme Frollo.” Dit il fermement, avant de lui faire face.
Il toise du regard le moine et continue, d'une voix grave, habituée à imposer sa volonté.

“Tout d'abord père Frollo baissez donc ce bâton, vous pourriez blesser quelqu'un.
Même si je doute que la magie de la lumière n'ait beaucoup d'effet sur nous, Défenseurs de la Lumière. Wardlord, freine ton ardeur aussi. Nous n'allons pas sortir nos armes en ces lieux ni partir à la hâte.

Je ne suis guère surpris par vos propos vieil homme, et permettez moi de douter de cette sagesse dont tant de gens semblent vous affubler. Je trouve ça tellement simple et lâche de prôner l'équilibre lorsque l'on vit reclus dans un monastère, placé sous la plus haute surveillance divine, Furrinus.”

“Vous me parlez de cécité, mais qui de nous deux a vu de ses yeux, l'extérieur, les combats, les massacres.
Comme l'ont très justement dit les chevaliers et le sergent Ascorium, allez donc parler d'équilibre aux survivants du village de BrumeVent, à la veuve Orphandilia, ou encore aux habitants de la Baie qui furent assiégés par les forces du chaos.
Nous parler d'équilibre est tout simplement une insulte à la mémoire de nos frères.

Votre concept est complètement utopique, inventé par des moines rêveurs, vivants dans un monde de livres et de méditations.
Seulement NOUS, évoluons dans un monde où Furrinus ne nous protège pas, ni nos femmes, ni nos enfants, ni nos chaumières. Un monde où le meilleur moyen de se prémunir des forces d'Ananke et de les attaquer en masse dans leur antre.

Alors vieil homme, retournez à vos livres et laissez nous mener cette offensive.
Je crains malheureusement que je ne puisse un jour ouvrir les yeux à un homme qui toute sa vie s'enferma dans une théorie égoïste.” Dit-il sur un ton las.

“Alors nous allons en rester là, quitter ce chemin car j'en conviens, ces terres sont à vous et je déplore avoir eu à troubler cette quiétude.

A notre retour, il faudra que vous nous parliez d'avantage de ce lieu…Ombreterre.
Je n'en avais jusqu'alors pas entendu parler.
Puisse Vénéra vous ouvrir les yeux. ”

Arrive alors au campement, Zark. Le Général salue le nouvel arrivé et rassemble ses officiers.

Et Frollo répondit à l'armée...

Par Frollo (daté du 18 Avr 2004)

[ Les yeux à demi-fermé, l'air plus ou moins méditatif, Frollo resta ainsi, son bâton de lumière levé au-dessus de sa tête, écoutant d'une oreille avertie les réponses que ses paroles avaient déchaînées. L'air profondément concentré, Frollo ne bougea pas jusqu'à l'intervention du Général Aerox. Il rouvrit alors les yeux et, le front plissé et les sourcils baissés, les traits tirés, le Vénérable répondit d'une voix sage mais énergique : ]

“ Vous ne comprenez pas ! Vous ne comprenez pas du tout ce que j'essaie de vous montrer…

Messieurs les Guerriers, Messieurs les Soldats, les Inquisiteurs et tous les fiers combattants que je vois rassemblés sous mes portes…
En menant cette attaque aujourd'hui, vous n'allez pas livrer une fière bataille où chaque coup donné sera une victoire personnelle, mais vous allez droit vers un véritable massacre ! Vous allez raser le Bastion d'Ananke, ne laisser derrière vous qu'un tas de chairs et d'ossements dans un lieu encore plus lugubre que celui que vous aurez trouvé en arrivant… Que croyez-vous que les Démons puissent faire à un contre dix ? Que croyez-vous que des murailles aussi hautes et épaisses soient-elles peuvent faire contre un bélier de 15 mètres de long et une armée aussi déterminée que la votre ? La réponse est simple : rien !

Je vous écoute, Messieurs, je vous écoute étaler vos arguments pour aller à la guerre l'esprit tranquille, je vous écoute me traiter de moine rêveur ou de vieux fou, mais vous devriez porter un peu plus d'importance à ce qu'un vieil imbécile comme moi a à dire. J'ai peut-être vu plus de batailles que vous tous réunis ! Et je sais ce qui arrive dans un cas comme celui-ci… Comme je l'avait justement dit, et je le répète, vous vous apprêtez à anéantir la dernière once de mal sur Odyssée, car les Démons n'en réchapperont guère. Ils ne pourront strictement rien faire contre vous.

Je vous entends également tous me parler de vengeance. Ai-je devant moi une Inquisition surpuissante ? Ou bien la Sainte Eglise a-t-elle recruté le Fort et le Comté ? Vous criez tous à la vengeance, vous êtes tous assoiffés de revanche, mais sachez que l'on ne combat pas le mal par le mal ! Que répondront les suppôts d'Ananke lors de leur prochaine offensive ? Qu'ils doivent se venger de tout le mal que vous leur avez causé ? Si vous ne comptez pas éradiquer les Démons, comme vous me le dîtes, alors vous tentez d'ouvrir le chemin de la guerre éternelle, une guerre où chaque offensive sera justifiée par la précédente… Est-ce cela que vos Dieux vous ont demandé ? Est-ce que les veuves et les orphelins souhaitent vous voir aller corriger les Démons dans l'attente de leur vengeance prochaine ? Cette guerre s'annonce aussi inutile qu'un mort sur le champ de bataille, mais nous n'avons probablement pas les mêmes principes.

Ascorium, tes paroles sont sages, contrairement à d'autres desquelles ne suinte que la haine et la barbarie [finit-il en regardant Wardlord].
Mais, sache que ce combat concerne Furrinus au plus haut point, car les Moines ne sont que ses humbles serviteurs. Comme je vous l'ai déjà dit, avec cette attaque, vous risquez d'éliminer purement et simplement le Mal, et de faire très dangereusement vaciller le grand Equilibre qui se doit d'être pour régir notre monde. Des choses abominables pèsent sur vos épaules, car s'il était véritablement brisé, ce serait un cataclysme pour Odyssée…

Cypher, Kitana, peuple de BrumeVent, je comprends votre désarroi, mais combien étaient les Fournaisiens lorsqu'ils ont attaqué votre château ?
Une petite poignée, un groupe détaché de guerriers téméraires. Et du haut de vos murailles, vous pouvez voir presque tout le sud du continent.
Combien êtes-vous maintenant ? Une véritable armée, organisée, équipée, coalisée, prête à tout raser au nom de la vengeance. Eux tuent pour le plaisir, vous tuez pour la vengeance, quelle est la différence ?

Aerox, je comprends ton mépris envers l'Ordre Kaïcha, ou plutôt je m'étonne que tant d'hommes d'armes essaient de comprendre ma parole, même si elle leur paraît futile et dénuée de bon sens. Comme tu doutes de ma sagesse, laisse-moi douter de ta compétence en tant que général, toi qui semble ne comprendre que le langage des armes et le tintement de l'acier contre l'acier… Je suis donc lâche et stupide, soit, et égoïste de surcroit. Je crains décidément que toutes ces années de service n'aient fini par te dénuer des dernières traces d'intelligence qui hantaient ton cerveau. Je me ferais un plaisir de te montrer le contraire de tout cela, mon jeune ami, mais je crains que le temps ne t'aide pas beaucoup, sachant que vous avez encore nombre de Démons à massacrer… Et OmbreTerre n'est qu'un lieu plus faible encore que la Fournaise, situé dans un lieu inconnu et caché de tous. Revenez me voir, revenez et nous discuterons de votre prochaine cible. Une petite attaque, peut-être, en guise d'entraînement cette fois ?

Feyd, effectivement, Furrinus ne m'a pas rendu omniscient, et mes propos ne sont pas le moins du monde pondérés. Quelle serait ici l'utilité d'une discussion ? Votre choix est déjà pris, votre attaque déjà organisée. Mon but est de maintenir l'Equilibre cosmique qui régit notre monde, et, pour cela, il faudrait que cette attaque de masse n'ait pas lieu. Même comme cela, la plupart de ces guerriers me voient comme un vieux fou. Crois-tu qu'une discussion en bonne et due forme se serait bien passé et aurait débouché sur un accord commun ? Permet-moi d'en douter fortement.

Vous tous, hommes d'armes et guerriers, représentants de l'ordre et de la lumière, vous n'êtes plus les bienvenus sur les terres monacales en tant qu'armée, mais la lumière de Furrinus daignera toujours se poser sur vous si vous recherchez la Sagesse… Si vous partez en guerre, assumez votre folie ! Affrontez les conséquences de votre barbarie aveugle ! Prenez garde, hommes d'armes, prenez garde !! ”

Par Général Aerox (daté du 20 Avril 2004)

Après les propos peu élogieux du père Frollo au Général ce dernier habitué au conflits les plus virulents garde son calme, froid comme à son habitude et répond au père de sa voix grave et imposante.

“Frollo, ce que tu ne comprends pas c'est que ton équilibre n'apporte rien de bénéfique aux habitants du Sud. Si comme tu le dis, nous arrivons à vaincre la Fournaise dans cet assaut, et bien tant mieux le continent ne s'en portera que mieux…! Détruire le mal fait partie des raisons d'être de l'armée du Fort et de ses nombreux alliés. Et l'anéantissement du mal en Odyssée est un noble combat, et aucun argument valable ne pourra jamais contredire cette évidence. Un monde sans démons est un monde sain, où il fait bon vivre. L'équilibre est une pure invention d'illuminés oisifs, cloîtrés dans le confort et la sécurité totale d'un Dieu tout puissant.

Tu dis avoir vu bien des batailles, mais permets moi d'en douter. Depuis que je suis soldat, et mon enrôlement ne date pas d'hier, je n'ai jamais vu ne serait-ce que l'ombre de ton bâton sur un champs de bataille. Même du temps du Général Fang, je n'ai jamais entendu parler de toi dans un conflit de taille. Et pourtant Kaïn en est témoin j'ai été de tous les combats ici bas. Nulle bataille n'a échapper à mes yeux, et ma lance runique a purifiée bien des abominations.

Aussi permets moi de te parler de la guerre éternelle dont tu fais allusion, mais cette guerre, vieil homme, est déjà commencée depuis des années ! Crois tu vraiment que nous en sommes à notre première bataille contre le volcan? Sors un peu de ta méditation et ouvres les yeux. A chaque incursion de la Fournaise dans nos terres du Sud, succède un raid sur le volcan. Destiné à récupérer nos gens d'armes prisonniers, ou à punir les plus dangereux démons. Tu me parles de vengeance, mais saches que sans ces raids punitifs, plus rien n'arrêterait la Fournaise, BoisDoré n'existerait plus, le village de BrumeVent ne pourrait jamais être reconstruit, et les cités de la Baie et de Balamoun resteraient enfermées derrière leur puissante muraille. Alors n'essaie pas de mettre dans le crâne de nos plus jeunes que ces raids ne sont que vengeances futiles et destructives, ils sont notre meilleur façon de contenir le mal. Mais pour que tu t'en rendes compte, faudrait-il encore que tu sortes de tes livres.

Et si cette bataille peut être la dernière, et bien j'en remercierai les dieux.
Mais pour ma part, je doute que les guerriers du chaos ne se laissent éradiquer aussi facilement. Encore une fois ta méconnaissance du monde extérieur ne te permets pas d'apprécier les forces de la Fournaise, et les puissantes ressources démoniaques dont dispose ce lieu de démence. Saches qu'une rude bataille nous attend.

Puisse Kaïn nous donner la force d'être à la hauteur.

Quant à Ombreterre, en effet nous en rediscuterons ensemble. Mais si ce lieux est susceptible d'accueillir les rescapés futurs de notre assaut, alors oui il faudra le trouver et les en déloger. Nous ne comptons pas voir se reformer la Fournaise ailleurs.”

Ce qu'il se passa vraiment sur le chemin du Monastère...

Par Sworg (Ex-MJ Monstère) (daté du 21 Avril 2004)

[ Le Père Frollo, après avoir fait sa première intervention, continuait à se concentrer sur son bâton. Peu d'hommes d'armes comprirent alors qu'il était en pleine incantation, mais nul ne savait ce que le Vénérable comptait faire.

Seul l'Inquisiteur Wardlord réagit. Il lança un grand cri en guise de prière à Shaïn : ]

“ SHAÏN, VOIT CE QUE MA FOI EN TOI ACTE POUR QUE TA GLOIRE TE SOIT REDONNÉE, PROTÈGE MOI DE LA COLÈRE DE FURRINUS ET JE PROTÉGERAI TON PRÉSENT ESPOIR EN CE MONDE ! ”

[ Puis il pointa de la paume de sa main gauche le bâton de Frollo, projetant ainsi une flamme puissante et destructrice.
A ce moment-là, le Moine-Guerrier Wakim, qui s'était encore rapproché du Grand Prêtre pour mieux le protéger, se mit en position pour essayer de repousser l'assaut, sous les yeux au regard peu rassuré de Moloch, le second protecteur du Doyen.

En quelques instants, Wakim s'effondra, sa robe noircie par les flammes et sa peau roussie fumant encore. Bien décidé à purifier les Moines par sa sainte flamme, Wardlord continua son attaque magique et cibla alors le Vénérable. Mais, contrairement à Wakim, le vieux Moine ne semblait pas le moins du monde affecté par la morsure des flammes. Les yeux toujours fermé, Frollo n'avait même pas réagit. L'air commençait à se charger d'une nauséabonde odeur de viande humaine grillée, tandis que les personnes présentes observaient l'Inquisiteur oeuvrer avec la force de sa rage divine. Après quelques instants, Frollo fit sortir de sa gorge un puissant kiaï qui libéra les énergies contenues dans son bâton. Tout le monde dut se cacher les yeux pour ne pas perdre la vue.

Lorsque les premières paires d'yeux s'ouvrirent à nouveau, plus rien ne bougeait sur le chemin du Monastère. Wardlord se tenait debout, les mains encore fumantes, tandis que Frollo finissait d'éteindre les flammes de sa robe avant de relever Wakim. Le Grand Prêtre apposa alors ses mains sur le jeune Moine, et sa peau reprit alors son teint habituel, tandis que son corps reprenait une forme plus convenable, après avoir fondu par endroit sous la violence de l'attaque de Wardlord. Puis Frollo se soigna également ses lourdes blessures, sans la moindre expression de douleur, et lança à l'Inquisiteur un regard noir.

Le brouhaha des conversations reprit alors petit à petit, tandis que tout redevenait normal… ]

Une intervention non vaine...

Par Wardlord (daté du 21 Avril 2004)

…Wardlord resta un moment debout à récupérer, ses mains encore fumante, constatant le désarrois du Doyen du Monastère pensant ses cloques d'eau et sa chaire roussie… Le Répurgateur jeta un coup d'oeil sur le sol, celui qu'il avait cru apercevoir lors de l'incantation y gisait, se faisant relever de peine et de misère par Frollo.

Satisfait, le Prêtre de l'inquisition regarda tout autour, le chemin était toujours en état, le bélier était toujours en fonction et les hauts gradés de l'alliance n'avait subit aucunes sévices.
Alors il comprit que son intervention ne fut pas veine malgré les commentaires païens de certains qui crurent, avec le même aveuglement des moines, que Frollo ne dictait que de belles paroles en l'air!

Soutenant, le regard noir de Frollo, Warlord murmura quelques mots (probablement des remerciements à son Dieu), se rangea dans les rangs avec ses confrères et prit la route avec le groupe… Les discussions allaient maintenant pouvoir être de connivence et faire part d'une plus grande lucidité de la part des émissaires monastique…

Retour des Moines

Par Frollo (daté du 22 Avril 2004)

Après avoir suivi l'armée un certain temps, les trois Moines rebroussèrent chemin pour rentrer au Monastère, tandis que Frollo marmonnait des choses incompréhensibles, desquelles on entendait des choses comme “malédiction de Furrinus”…

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